Cet hologramme peut être touché : le prototype des chercheurs est de la science-fiction

Cet Hologramme Peut être Touché : Le Prototype Des Chercheurs

Des chercheurs de l’Université de Glasgow ont créé un premier prototype d’appareil capable de faire toucher les hologrammes reproduits. Le système est basé sur des jets d’air d’intensité et de direction réglables qui, au contact des utilisateurs, simulent la sensation de contact physique sur la peau.

La communication à distance via des hologrammes est quelque chose qui, bien qu’avec une lenteur exaspérante, commence à passer des livres de science-fiction au monde réel : des vidéos enregistrées ou en temps réel peuvent déjà être lues dans ce format particulier – dans lequel les images sont affichées en trois dimensions. dans un espace réel donnant l’illusion que l’objet physique qu’ils représentent est en réalité devant les yeux. La prochaine étape pourrait être de donner de la cohérence à ces images : faire en sorte que ceux qui les touchent puissent ressentir des sensations tactiles. Des chercheurs de l’Université de Glasgow tentent de le faire, qui ont créé un premier prototype d’un appareil capable de faire toucher les hologrammes reproduits.

Le fonctionnement de l’appareil a été décrit dans la revue spécialisée Advanced Intelligent Systems, dans une étude intitulée Pseudo-Hologram with Aerohaptic Feedback for Interactive Volumetric Displays. La reproduction des images est en effet confiée à une méthode assez éprouvée basée sur les miroirs et les réfractions – que le studio décrit avec le mot pseudo-hologramme. La cohérence des images est plutôt confiée à un système défini comme aéroaptique, capable de restituer des sensations tactiles grâce à l’air, et notamment des micro-jets d’intensité variable générés par un système de buses directionnelles. Le système imaginé par les chercheurs synchronise la reproduction des images avec des jets d’air régulés pour offrir au toucher une sensation de résistance comparable à celle offerte par l’objet réel représenté.

L’appareil est encore loin d’être parfait. Tout d’abord, c’est l’équivalent d’un affichage, c’est-à-dire une zone de dimensions extrêmement limitées – d’un mètre de côté et d’un demi-mètre de hauteur – dans laquelle il est possible de visualiser des images et d’interagir avec elles. Même la sensation générée n’est pas identique à celle renvoyée par une main ou un objet réel, ne serait-ce que parce que la résistance que peut offrir un jet d’air est encore limitée. Selon les chercheurs, le système a encore un potentiel élevé et pourrait être considéré comme une meilleure alternative aux télécommunications que les appels de réalité virtuelle, dans lesquels le contact ne peut être simulé qu’avec l’utilisation de gants spéciaux qui soustraient l’immersion à l’expérience. Le problème est habituel, lorsqu’il s’agit de recherche à la sortie d’un laboratoire : avant que le gadget ne se transforme en produit, il faudra des mois, voire des années.