L’entreprise américaine, grâce à la collaboration avec la multinationale Biogen et l’Université de Californie, a lancé un projet qui vise à avertir les utilisateurs si leur comportement en ligne est anormal. Sur la base d’une surveillance réelle, qui comprend entre autres la fréquence cardiaque, les fautes de frappe et leur façon de parler, la plateforme pourra avertir les propriétaires des appareils, leur conseillant de consulter un expert.
Détectez un ensemble varié de données qui permettent à ceux qui les collectent de diagnostiquer à l’avance l’apparition de la dépression et des troubles cognitifs. C’est le nouveau projet d’Apple, dont les détails ont été révélés dans un article du Wall Street Journal. Plus précisément, l’objectif de la société américaine est de comprendre s’il est possible de définir l’état de santé mentale d’un individu à partir d’informations obtenues à partir d’appareils fabriqués à Cupertino : parmi ceux-ci, les rythmes veille-sommeil et les habitudes de frappe. sur l’écran tactile.
Une nouvelle fonctionnalité
Selon certains documents d’Apple obtenus par le Wall Street Journal, le géant du web aspire à développer un outil qui, sur la base de certaines corrélations, puisse avertir l’utilisateur en cas de diagnostic négatif, lui conseillant de demander de l’aide. Pour mener à bien un projet innovant comme celui-ci, la plateforme a besoin d’un accompagnement scientifique, ne serait-ce que l’utilisateur doit disposer d’informations fiables. C’est pourquoi Apple collabore depuis le début de l’année avec Biogen, une multinationale américaine du secteur des biotechnologies, et l’Université de Californie (UCLA).

Afin d’arriver à une réponse complète, les chercheurs de l’UCLA utiliseront les données produites par l’utilisation de l’appareil photo et du clavier de l’iPhone, mais aussi des capteurs audio. Cela permettra de décrypter toute éventuelle anomalie dans le comportement de l’utilisateur : de la façon dont il parle à la vitesse de son rythme, en passant par le rythme cardiaque, jusqu’à la qualité de son sommeil. Il y aura clairement des fautes de frappe, au grand dam de ceux qui, pressés, ont tendance à envoyer des messages pleins de fautes de frappe.
À la sortie de l’iPhone 13, la date de l’événement Apple est le 14 septembre
L’enquête oblige également les utilisateurs à se soumettre à certains questionnaires et, en tant qu’étude qui vise à scientifiquement, à accorder un échantillon de leurs cheveux pour mesurer les niveaux de cortisol, l’hormone du stress. L’étude en collaboration avec Biogen est axée sur la compréhension du déclin cognitif, durera 2 ans et suivra 20 000 personnes. Pour surveiller les fonctions cognitives, ils utiliseront les données de l’iPhone et de l’Apple Watch, en suivant les lignes directrices qui façonnent l’autre projet, celui axé sur l’étude de l’anxiété, du stress et de la dépression, et qui prévoit le soutien de l’UCLA.
Les implications éthiques
Ce qui à première vue peut sembler une idée brillante, cache une série de problèmes. Tout d’abord, celle relative à la complexité d’un phénomène comme la dépression. Il serait faux de penser que la somme de nombreux petits morceaux, dans la perspective d’une recherche purement quantitative, peut garantir des conclusions plausibles sur la présence ou l’absence d’un état psychologique causé par plusieurs facteurs. Par ailleurs, le principe de protection de la vie privée est également remis en cause : en surveillant ainsi les individus, il est possible de collecter des montagnes d’informations qui, sans être directement imputables à une forme de dépression, peuvent néanmoins être exploitées à d’autres fins.
