Un ressortissant roumain de 27 ans, Thomasz Szabo, dirigeant d’un réseau de swatting en ligne, a écopé de quatre ans de prison fédérale aux États-Unis.
Ce swatting, forme grave de harcèlement criminel, consiste à signaler de fausses menaces violentes aux services d’urgence pour déclencher une intervention armée de la police au domicile des victimes.
Une série d’attaques orchestrées depuis 2020
Extradé de Roumanie en novembre 2024, Szabo a reconnu sa culpabilité en juin 2025 pour un chef d’accusation de conspiration et un autre de menaces impliquant des explosifs. Le juge a prononcé en outre trois ans de liberté surveillée.
Opérant sous divers pseudonymes comme « Jonah », « Plank » ou « War Lord », il a créé une communauté en ligne fin 2020, à l’origine d’une vague de fausses alertes à la bombe et de swatting.
Les documents judiciaires révèlent que Szabo a lui-même contacté les forces de l’ordre américaines, notamment avec une menace de fusillade de masse contre des synagogues de New York en décembre 2020, et une autre d’explosion au Capitole visant à tuer le président élu Joe Biden en janvier 2021.
Des cibles de haut niveau et un impact massif
Le parquet américain, par la voix de l’avocate générale Pirro, a souligné que les attaques de Szabo et de ses complices ont visé des membres du Congrès, des responsables du gouvernement, des chefs d’agences fédérales, des églises et des journalistes, provoquant des interventions policières armées.
Entre décembre 2023 et début janvier 2024, ses adeptes ont lancé une offensive concentrée : au moins 25 swatting contre des parlementaires ou leurs proches, six hauts dignitaires de l’exécutif dont plusieurs au niveau cabinet ministériel, 13 responsables des forces de l’ordre fédérales, des juges fédéraux, 27 officiels étatiques et quatre lieux de culte.
L’un des membres s’est vanté auprès de Szabo d’avoir réalisé plus de 25 swatting en une journée, gaspillant plus de 500 000 dollars de fonds publics en deux jours.
Un autre complice, le Serbe Nemanja Radovanovic, 23 ans, fait l’objet de poursuites distinctes depuis août 2024.
L’agent spécial du FBI Michael Burgwald a insisté sur le gaspillage des ressources policières et le danger pour les civils, soulignant que cette condamnation dissuadera ceux qui minimisent le swatting comme une simple farce.
