À New York, un bar où l’on peut dîner avec un chatbot pour flirter ou se faire des amis : comment ça marche

À New York, un bar où l'on peut dîner avec un chatbot pour flirter ou se faire des amis : comment ça marche

À New York, un café innovant propose des rendez-vous avec un partenaire virtuel grâce à l’intelligence artificielle. Ce concept unique vise à transformer la manière dont les personnes perçoivent les relations avec les IA, en rendant le tout plus accessible et moins intimidant.

Credits: Instagram/@evaai.app

Crédits : Instagram/@evaai.app

New York, la ville où tout est possible, propose désormais des rencontres avec un chatbot. Depuis février 2026, l’EVA Café, un établissement éphémère, offre l’opportunité de partager un repas avec un partenaire virtuel.

L’atmosphère rappelle celle d’un restaurant romantique traditionnel, avec des tables élégamment dressées, des lumières tamisées et des serveurs portant plats et cocktails. L’élément distinctif est un smartphone placé devant chaque invité, diffusant le visage et la voix d’un avatar créé par l’intelligence artificielle.

Cette expérience est réalisée grâce à EvaAI, une application lancée en 2023, permettant aux utilisateurs d’interagir avec de véritables compagnons numériques via chats textuels et vidéo. Pour le lancement, l’entreprise a invité des journalistes et créateurs à tester cette interaction unique, transformant ainsi un échange virtuel en une rencontre authentique, presque futuriste.

L’objectif : normaliser les relations numériques

Pour participer, il suffit de visiter le site de l’application et de remplir un court formulaire en ligne. Selon les informations fournies, les clients peuvent définir les caractéristiques de leurs invités virtuels pour le rendez-vous ou choisir parmi des personnages créés auparavant, favorisant ainsi une complicité développée lors des conversations précédentes.

Credits: EVA AI

Crédits : EVA AI

Selon Julia Momblat, responsable du projet, l’objectif de cet établissement est d’aller au-delà d’une simple expérience alternative. Il s’agit de modifier la perception des relations avec l’IA. Dans une interview, Momblat a mentionné que prendre un partenaire virtuel à un rendez-vous aide à rendre moins intimidant le concept des relations avec l’intelligence artificielle. Lors d’une question sur la possibilité que ces rencontres deviennent courantes, elle a affirmé que pour beaucoup, elles le sont déjà et que ces initiatives aident à éliminer un certain stigma.

Un sondage récent indique que 28% des Américains affirment avoir déjà vécu au moins une expérience romantique ou intime avec un système d’IA, illustrant ainsi la transformation d’une fantasie technologique en une réalité sociale croissante.

Les premières réactions des participants

Lors de l’inauguration, la clientèle était principalement composée de curieux. Une femme de 34 ans était engagée dans une conversation avec un avatar féminin soigné. Bien qu’elle ait mentionné qu’il ne s’agissait que d’amitié, la fluidité des échanges démontrait à quel point la frontière entre la simulation et la relation peut se rapprocher.

De nombreux participants se disent réticents à remplacer un partenaire réel par un numérique, tout en reconnaissant que cela pourrait arriver un jour. « Je comprends pourquoi certaines personnes préfèrent passer du temps avec une IA qu’avec des humains », a déclaré une jeune femme. « Je ne pense pas que cela remplacera le contact humain, mais pour certains, cela peut servir à compenser les manques qu’ils ressentent dans leurs relations avec d’autres. »