Indra a récemment présenté ses innovations en matière de défense à Riad, notamment des radars avancés, des drones polyvalents et une nouvelle usine en France. Avec un investissement significatif et des partenariats stratégiques, l’avenir semble prometteur pour l’entreprise sur le marché militaire international.
L’entreprise espagnole présente des radars, des drones et des satellites à Riyad, et confirme une usine de munitions à Léon avec un investissement de 20 millions d’euros

Indra a marqué sa présence au World Defence Show de Riyad avec des radars Full AESA, des systèmes anti-drone et des plateformes satellitaires, tout en confirmant l’établissement d’une usine produisant des munitions à Villadangos del Páramo, dans la province de León, en partenariat avec Edge Group. L’événement a commencé le 8 février et se termine ce jeudi dans la capitale saoudienne.
Selon les informations de l’entreprise, Indra a présenté le radar MTR avec Full AESA pour détecter les drones et les missiles de croisière, la famille Lanza 3D déjà adoptée par l’OTAN pour le suivi des missiles balistiques, le Nemus Compact conçu pour protéger les véhicules militaires, et le système AirDef, qui coordonne l’ensemble de cette technologie en temps réel. Cet objectif est similaire à celui que Thales ou Hensoldt poursuivent: répondre à des attaques à faible coût avec des radars capables de détecter simultanément.
IA, satellites et drones, surabondance de drones
Concernant les systèmes non pilotés, la société a mis en avant le VALERO — dron polyvalent pour la surveillance et la guerre électronique — ainsi que la famille Tarsis, renforcée par des munitions produites en collaboration avec Edge. La joint-venture PULSE NOVA qu’elles ont formée va produire des radars et des systèmes de guerre électronique dans le Golfe, et a également permis la création de l’usine de Léon: un investissement de 20 millions et jusqu’à 200 emplois une fois l’usine opérationnelle. Ces chiffres sont des prévisions, et non des certitudes.
Sur le plan spatial, Indra se vante de déployer des constellations complètes de satellites dédiés aux communications et à l’observation. Elle présente Mini4EO, une plateforme pour la surveillance et le contrôle des frontières, en lien avec l’acquisition de Hispasat pour 725 millions, une stratégie visant à établir une autonomie spatiale sans avoir recours à des tiers. L’ambition est d’intégrer la terre, la mer, l’air, l’espace et le cyberespace dès la conception.
Indra met également en avant IndraMind, sa plateforme d’IA pour l’analyse des données en temps réel, et ECYSAP, un système de surveillance des menaces cybernétiques destiné aux hauts responsables militaires. Tous deux répondent à un environnement de combat où les drones furtifs réutilisables ne sont plus le monopole des États-Unis. L’intégration multidomaine est le principe directeur actuel dans le secteur de la défense, et tous les fabricants la présentent comme leur atout principal.
L’usine de Villadangos fabriquera, en plus des munitions mentionnées, des armes intelligentes, un secteur en plein essor depuis que l’Ukraine s’est affirmée comme une puissance dans l’utilisation des drones. Dans le contexte actuel, ces appareils sont devenus essentiels, et ils semblent jouer un rôle déterminant dans les guerres futures.
Le World Defence Show sert de vitrine pour permettre à l’entreprise de relier son offre terrestre avec une surveillance orbitale, une approche qui a besoin de commandes fermes pour se traduire en retours industriels. Le climat d’augmentation des investissements dans la défense est favorable, mais les discours ne suffisent pas : les résultats concrets viendront avec la signature des contrats.
