Les Jeux Olympiques à la télévision rencontrent des problèmes avec les drones : « Ce sont les nouvelles vuvuzelas »

Les Jeux Olympiques à la télévision rencontrent des problèmes avec les drones : « Ce sont les nouvelles vuvuzelas »

Les Jeux Olympiques d’hiver de Milan Cortina 2026 intègrent des drones offrant des prises de vue inédites, tout en provoquant des débats autour du bruit qu’ils génèrent. Ce nouveau cadre audiovisuel soulève des questions sur la concentration des athlètes face à l’excitation des compétitions.

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Les spectateurs des Olimpiadi invernali di Milano Cortina 2026 ne peuvent pas manquer la présence des drones qui suivent les athlètes lors des épreuves de descente, de sauts à ski et de courses de luge. Ces appareils offrent des images rapprochées et immersives, mais leur bruit puissant a constitué un sujet de préoccupation pour certains spectateurs, soulevant la question de leur impact sur la concentration des athlètes.

Des images innovantes, mais une question sonore

L’utilisation intensive des drones FPV (First-Person View) lors de cette édition des Jeux Olympiques semble proposer une nouvelle approche audiovisuelle du sport. Pilotés par des opérateurs équipés de casques, ces drones suivent les athlètes et capturent la vraie vitesse des épreuves, tandis qu’un autre opérateur gère la caméra.

Mark Wallace, Responsable du Contenu chez Olympic Broadcasting Services, décrit cette approche comme une « troisième dimension de la narration sportive », intégrant habilement les prises de vue fixes et aériennes traditionnelles.

Malgré la beauté des images, le bruit des hélices des drones est omniprésent. Ce fracas est déjà comparé sur les réseaux sociaux à la « vuvuzela de l’hiver », évoquant les trompettes bruyantes des Mondiaux de football de 2010 en Afrique du Sud. Ce son a accompagné les performances des snowboarders lors de certains concours, contribuant ainsi au paysage sonore des compétitions.

Concentration des athlètes : leurs points de vue

La préoccupation majeure concerne les athlètes en compétition. Dans des disciplines où la concentration est primordiale, chaque stimulus externe peut agir comme une source de distraction. Lizzy Yarnold, championne olympique de skeleton, a expliqué à la BBC que « tout changement, même minime, peut perturber un athlète ».

Malgré ces craintes, le retour d’expérience semble rassurant. Athlètes et entraîneurs rapportent que, grâce à la concentration et à l’adrénaline, le bruit est à peine perceptible. Pierre Ducrey, directeur sportif du CIO, a également assuré que toutes les méthodes de prise de vue ont été testées avec des athlètes d’élite afin de minimiser les perturbations. À ce jour, le Comité Olympique International n’a reçu aucune plainte officielle.

Lo svizzero Marco Odermatt seguito da un drone

Marco Odermatt, suivi par un drone

Le retour des drones sur la neige et la sécurité

Avec 25 drones en opération et plus de 800 caméras, Milan Cortina pourrait marquer une évolution dans la couverture télévisée des activités sportives sur neige et glace. Ce n’est pas la première fois que ces appareils sont utilisés dans ce cadre. Ils avaient été introduits lors des Jeux Olympiques de Sochi 2014, mais avaient été écartés après un incident survenu un an plus tard où un drone avait chuté près du skieur Marcel Hirscher lors d’une compétition. Cet événement avait amené la Fédération Internationale de Ski (FIS) à interdire leur utilisation. L’interdiction a été levée pour la Coupe du Monde 2023/2024.

La technologie a cependant progressé. Les drones actuels sont très stables, pilotés par des professionnels et utilisés uniquement sur des portions de pistes soigneusement sélectionnées, lorsque la présence du public est réduite et que le risque d’interférence avec les athlètes est minimal. Il faut s’habituer au bruit, mais il semble inévitable.