Avec 55 000 licenciements en 2025, Amazon et Microsoft prennent les devants dans un vaste remaniement qui s’appuie sur l’intelligence artificielle. Cette tendance inquiète, alors que d’autres entreprises, comme Salesforce et IBM, suivent le mouvement pour optimiser leurs coûts. Les conséquences s’étendent à l’ensemble du secteur.
Amazon et Microsoft en tête de la liste de technologiques ayant licencié 55 000 travailleurs en 2025 en utilisant l’intelligence artificielle comme justification de rentabilité

Amazon et Microsoft mènent une purge de personnel brutale avec déjà 55 000 licenciements liés à l’IA en 2025. Salesforce et IBM ont également réduit leurs effectifs, prétendant chercher une meilleure efficacité. Cette décision montre que les entreprises remplacent des employés par des algorithmes pour équilibrer leurs finances à la fin du mois.
La nouvelle provient de CNBC, mettant en lumière un secteur en pleine réorganisation depuis 2020. Ce scénario semble confirmer la prophétie de Geoffrey Hinton sur une époque sombre pour l’emploi, avec l’IA absorbant des postes administratifs tandis que les dirigeants justifient les coupures.
L’IA comme prétexte pour corriger la surenchère de recrutement
Des universitaires de l’Oxford Internet Institute émettent l’hypothèse que l’IA sert d’excuse. De nombreuses entreprises ont gonflé leurs effectifs pendant la pandémie et utilisent maintenant cette technologie comme bouc émissaire pour masquer leurs erreurs de recrutement passées. Accuser la machine est plus simple que d’admettre avoir embauché des milliers de personnes sans projet clair.
Amazon avait déjà planifié des coupes massives avant que l’IA devienne un sujet d’actualité. En octobre, la société dirigée par Andy Jassy a supprimé 14 000 postes de bureau. L’IA peut effectuer des tâches équivalentes à 11 % de la main-d’œuvre américaine, économisant 1,2 billion de dollars en salaires dans les secteurs des services professionnels.
Cette année, Microsoft a licencié 15 000 employés, présentant cette décision comme une transition vers un moteur d’intelligence. Il est ironique que Bill Gates parle de condamner au chômage alors que son entreprise procède à une purge. La première ligne de support technique et le service client sont touchés de manière irréversible par l’IA.
Cette dynamique est indéniable, avec IBM remplaçant des centaines de postes en ressources humaines par des chatbots. Rien qu’en novembre, 71 000 licenciements ont été annoncés, dont 6 000 directement dus à l’automatisation. Pour les licenciés aux États-Unis, l’automatisation représente une menace immédiate, que l’on retrouve sur leurs lettres de licenciement.
L’IA ne se contente pas d’optimiser les processus, elle aide également à assainir les bilans financiers. Si vous travaillez dans un domaine où un modèle de langage peut reproduire votre journée de travail, vous êtes dans le viseur d’une direction à la recherche d’économies rapides. Aucune de ces entreprises n’a communiqué sur la fin des licenciements pour 2026. Avec une bulle — celle de l’IA — prête à éclater, peut-être que les coupes sont liées à d’autres enjeux…
