Bryan Johnson expérimente des méthodes intrigantes visant à inverser le vieillissement, allant jusqu’à prendre un dosage notable de psilocibine. Sa quête pour une jeunesse prolongée suscite des réactions variées, tandis qu’il se fait suivre par une équipe médicale afin d’évaluer l’impact sur sa santé et son bien-être.

Bryan Johnson a consommé 4,67 grammes de champignons secs contenant 24,9 mg de psilocibine, la principale substance psychotrope des champignons magiques. Cette substance interagit avec les récepteurs de la sérotonine dans le cerveau, entraînant des effets hallucinogènes. Selon le milliardaire, il s’agit d’un des nombreux moyens d’inverser le processus de vieillissement. Johnson prend une centaine de pilules par jour, réalise des transfusions de sang de son fils et planifie ses rapports sexuels en surveillant ses érections. L’entrepreneur du projet Blueprint aspire à devenir une sorte de Benjamin Button. Pour atteindre cet objectif, il a réuni une équipe de 30 médecins et experts qui supervisent chaque fonction corporelle et élaborent des régimes, des exercices et des traitements personnalisés pour freiner le vieillissement mobile.
Les tests montrent que Johnson, 48 ans, a réduit l’âge biologique de ses organes d’environ dix ans. Son cœur a l’âge d’un homme de 37 ans, sa peau celle d’un jeune de 28 ans, et sa capacité pulmonaire correspond à celle d’un adolescent de 18 ans. Cependant, ses méthodes pour conserver la jeunesse ne convainquent pas tout le monde. Plusieurs sont expérimentales, voire controversées.
L’expérience de Bryan Johnson
Les photos et les mises à jour publiées sur ses réseaux sociaux illustrent différentes étapes de l’expérience. Au début, Johnson est allongé au sol sous une couverture avec un masque sur les yeux, contemplant un verre d’eau pendant environ dix minutes et se demandant : “Qu’indique cela ?”. On le voit aussi en train de manger une salade qu’il qualifie de “meilleure de sa vie”.
Johnson a expliqué que l’expérience a été un retour à son enfance : “Les sens étaient amplifiés, comme si les champignons avaient rétabli ma perception à des niveaux juvéniles, dissipant ma ‘nulité’ liée à l’âge”. Il a ajouté : “Une fois mes sens réinitialisés, mon attention est passée de la simple perception de l’existence à une compréhension plus profonde de celle-ci”.
Le biohacker a précisé que l’expérience a été réalisée “sous supervision médicale, dans un cadre légal et avec l’aide d’un facilitateur professionnel”. Johnson a également souligné que ses publications visaient à être « éducatives » et a recommandé à ceux qui seraient intéressés de consulter leur médecin avant d’essayer de telles expériences.
Psilocibine et santé : expériences et études scientifiques
Aux États-Unis, la psilocibine reste classée comme une substance contrôlée de catégorie I au niveau fédéral, donc illégale, bien que certains États autorisent son usage thérapeutique sous supervision. Johnson, résidant en Californie, n’a pas révélé le lieu de sa consommation.
Johnson a annoncé qu’il souhaite répéter l’expérience avec les champignons une fois par mois pendant trois mois, afin d’étudier les effets potentiels sur sa santé. Parmi les bénéfices envisagés figurent la réduction de l’inflammation mobile, une amélioration des fonctions cognitives, de la santé intestinale et de la satisfaction sexuelle. Des études récentes menées aux États-Unis, notamment par le Baylor College of Medicine et l’Emory University, suggèrent que des traitements à base de psilocibine pourraient prolonger la vie mobile et animale. Dans des tests sur des souris femelles de 19 mois, des traitements mensuels sur 10 mois ont montré un taux de survie de 80 % contre 50 % pour les souris non traitées, avec une amélioration générale de leur condition physique et de leur fourrure.
Les risques des champignons psychédéliques
On estime que le marché des psychédéliques pourrait atteindre plus de 8 milliards de dollars d’ici 2028 et actuellement, 127 études cliniques pour la psilocibine sont listées sur ClinicalTrials.gov. Cependant, l’utilisation de champignons magiques n’est pas sans risques. La psilocibine peut engendrer une anxiété intense, de la paranoïa, des crises de panique et des hallucinations perturbantes, en particulier chez les personnes avec une vulnérabilité psychologique ou des troubles mentaux préexistants. Dans certains cas, l’expérience peut générer de la confusion, une perte temporaire de contrôle moteur et des difficultés à distinguées réalité et perception, augmentant ainsi le risque d’accidents domestiques ou de la route.
La consommation dans des contextes non contrôlés augmente par ailleurs la probabilité d’effets secondaires physiques tels que nausées, vomissements, élévation de la pression artérielle et tachycardie. Enfin, la psilocibine est illégale dans la majeure partie du monde et sa détention ou administration peut entraîner de graves conséquences légales. Néanmoins, le dernier essai de Johnson confirme l’intérêt croissant sur le plan scientifique et culturel pour les psychédéliques, considérés non seulement comme des outils d’exploration mentale mais aussi comme potentiels alliés pour la santé et la longévité.
