Les récents propos de Sam Altman, le CEO d’OpenAI, soulèvent des inquiétudes majeures concernant les dangers liés à l’intelligence artificielle, notamment les deepfakes. Lors d’un podcast, il appelle à une régulation proactive par les entreprises face aux risques croissants que posent ces technologies.
Le CEO d’OpenAI met en garde contre les deepfakes et la manipulation massive lors du podcast d’Andreessen Horowitz, coïncidant avec le lancement de Sora 2

Sam Altman ne mâche pas ses mots : « des choses vraiment mauvaises vont se produire » avec l’intelligence artificielle. Le CEO d’OpenAI s’est exprimé sans détour sur le podcast d’Andreessen Horowitz, juste au moment du lancement de Sora 2, sa nouvelle outil de création de vidéos par IA. Altman se dit particulièrement inquiet face aux deepfakes et à la facilité avec laquelle il sera possible d’induire les personnes en erreur avec des vidéos falsifiées.
Selon Investopedia, Altman précise qu’il est désormais possible de créer des vidéos réalistes de n’importe qui, ce qui laisse entendre que quiconque pourrait faire croire que vous avez tenu des propos que vous n’avez jamais prononcés. Imaginez les conséquences ! Des campagnes de désinformation massive, des enjeux politiques, des fausses nouvelles… Le dirigeant évoque des moments « étranges ou glaçants » que nous allons tous vivre.
Les entreprises doivent s’auto-réguler ou les choses vont mal tourner
Altman propose ce qu’il appelle une « co-évolution » entre société et technologie. En d’autres termes, il préconise de ne pas attendre que le gouvernement impose des règles, car cela pourrait être trop tard. Il préfère que les entreprises établissent des limites avant de rendre publics des modèles « surhumains ». Il avait déjà fait part de ses réflexions sur la manière dont l’IA va démocratiser des capacités incroyables dans la prochaine décennie.
Ce qui l’inquiète le plus, ce sont les « réactions en chaîne » imprévisibles. Pensez-y : des milliards de personnes interagissant simultanément avec des systèmes basés sur une seule IA. Altman admet que la vitesse d’adoption de ces technologies — Sora 2 en est un bon exemple — dépasse largement notre capacité à comprendre ce qui pourrait mal tourner.
Il n’est pas le seul à ressentir une certaine anxiété. D’autres dirigeants du secteur partagent également des préoccupations concernant leurs créations, y compris Demis Hassabis qui parle de superintelligence. Les craintes émergent alors que des outils comme GPT-5 promettent des capacités qui transformeront des millions d’emplois, tandis que nous ne sommes toujours pas préparés à ce qui s’annonce.
Il est frappant de constater que ces déclarations proviennent du CEO d’OpenAI, l’une des entreprises qui précipitent cette avancée technologique. Lorsque celui qui dirige cette course avertit qu’il faut ralentir, il est peut-être temps de prendre ses mises en garde au sérieux. Après tout, personne ne connaît mieux les risques que celui qui développe la technologie la plus avancée.
