Sam Altman affirme qu’un agriculteur verrait ton travail actuel comme irréel

Sam Altman dit qu'un agriculteur considérerait que votre travail actuel n'est pas réel

Sam Altman, CEO d’OpenAI, évoque le futur du travail en affirmant qu’un agriculteur d’il y a cinquante ans considérerait les emplois de bureau comme des jeux. Ses réflexions sur l’impact de l’IA sur l’emploi soulèvent des inquiétudes et des questions sur le retour des travailleurs alors qu’il propose une vision optimiste sur la création de nouveaux postes.

Altman pense que les emplois de bureau ressemblent à des jeux par rapport à la production alimentaire, et il est convaincu que les personnes trouveront leur voie lorsque l’IA changera tout

Sam Altman dit qu'un agriculteur considérerait que votre travail actuel n'est pas réel
Le CEO d’OpenAI utilise une analogie controversée pour justifier l’impact de l’IA sur des millions d’emplois

Sam Altman a de nouveau soulevé des débats avec ses déclarations sur le futur du travail. Lors de la conférence DevDay, le CEO d’OpenAI a affirmé quun agriculteur d’il y a cinquante ans considérerait que votre emploi n’est pas réel. Selon lui, cet agriculteur verrait les activités de bureau comme un simple passe-temps.

Selon un communiqué de Futurism, la discussion a débuté lorsque l’intervieweur, Rowan Cheung, a proposé un scénario où, si on informait un agriculteur des années 70 qu’Internet créerait des millions de nouveaux emplois, il ne le croirait pas. Altman a repris cette idée et l’a poussée plus loin pour aborder les conséquences de l’IA.

Pourquoi Altman considère votre travail comme moins réel

L’explication d’Altman est logique, bien qu’inconfortable. Pour lui, l’agriculteur accomplissait une tâche concrète : produire des denrées alimentaires pour nourrir les personnes. Ce type de travail est réel car il a un impact direct. Les emplois de bureau ou de service manquent de ce caractère matériel, ce qui amène l’agriculteur à les percevoir comme du divertissement.

Altman a élargi le débat. Il a déclaré que si nous pouvions anticiper les emplois susceptibles de surgir grâce à l’IA, ceux-ci sembleraient encore moins réels que les emplois actuels. Autrement dit, nos emplois se situent à mi-chemin entre le travail authentique de l’agriculteur et les emplois superficiels à venir. Cela n’éclaire cependant pas la question de ce qui adviendra des personnes qui se retrouveront sans emploi d’ici là.

Youtube video

Le problème réside dans le fait que ces propos émanent d’un dirigeant d’une entreprise évaluée à plusieurs centaines de milliards de dollars, développant la technologie qui risque d’éliminer ces emplois. Altman possède des informations de première main sur l’évolution de l’IA. Comparer la situation à celle d’un agriculteur semble plus être un moyen d’éviter le sujet que de fournir des réponses sur les stratégies d’OpenAI pour gérer les impacts sociaux.

Ce n’est pas la première fois qu’il suscite la controverse. Récemment, il a affirmé que les personnes s’expriment comme les modèles d’IA et que les réseaux sociaux deviennent de plus en plus artificiels. C’est ironique venant de celui qui dirige l’entreprise à l’origine de ChatGPT. OpenAI fait face à des défis plus immédiats. Le lancement de Sora 2 se révèle un succès en termes d’utilisateurs, mais représente un enjeu financier, car générer des vidéos avec l’IA entraîne des coûts de traitement très élevés. Altman a reconnu qu’ils doivent rapidement trouver un modèle économique car les coûts augmentent sans revenus compensatoires.

Concernant l’avenir de l’emploi, Altman se veut optimiste sans fournir de détails. Il croit que les personnes découvriront de nombreuses nouvelles occupations, car les impulsions humaines cherchent toujours à s’exprimer. Il n’a pas précisé quels emplois apparaîtront ni quand. Il a simplement exprimé sa confiance en un résultat positif, ce qui n’apporte pas de réassurance à ceux qui voient leur secteur se robotiser.

La position correspond à la vision générale de la Silicon Valley, mais intrigue venant de la personne à la tête de l’entreprise qui propulse le développement de l’IA. Altman a lui-même reconnu que l’IA peut engendrer des dommages considérables, tout en écartant l’idée d’une extinction humaine. Ses commentaires sur ce qui constitue un emploi réel n’apaisent pas les inquiétudes.

Il est évident que le débat doit aboutir à des réponses concrètes, pas à des exercices de pensée. Il est nécessaire d’aborder la gestion de la transition professionnelle, les mesures de protection sociale requises et comment répartir les bénéfices. Pendant ce temps, les déclarations d’Altman continueront de susciter plus de doutes que de certitudes auprès de ceux qui se demandent si leur profession subsistera dans cinq ans.