Sora, l’application virale d’OpenAI, fait face à un défi avec les défunts

Sora, l'application virale d'OpenAI, a un problème avec les morts

Sora 2 suscite des préoccupations concernant la création de vidéos avec des personnalités décédées. OpenAI, bien qu’envisageant des mesures de contrôle, fait face à des critiques sur les conséquences éthiques de cette technologie. La situation soulève des questions sur la gestion des droits d’image des individus disparus.

Sora 2 a dévoilé plusieurs problèmes liés à la création de vidéos impliquant des personnes décédées, et OpenAI, selon un porte-parole, semble y faire face pour le moment.

Sora, l'application virale d'OpenAI, a un problème avec les morts
Sora 2 au cœur de la controverse concernant la création de vidéos avec des personnes décédées

Sora 2 est au centre de la polémique, malgré le fait d’être l’une des dernières innovations technologiques marquantes de ces dernières années. OpenAI cherche à empêcher que toute personnalité publique soit impliquée dans la génération de vidéos via l’intelligence artificielle. Le problème qui se manifeste désormais, en plus du risque de perdre une source de revenus potentielle, est que les figures publiques décédées pourraient être exploitées en raison d’un vide juridique important. Zelda Williams, fille du regretté acteur Robin Williams, a notamment exprimé ses critiques à ce sujet, parmi d’autres exemples observés sur les réseaux sociaux.

OpenAI intègre un filigrane Sora sur chaque vidéo, mais cela ne suffit pas

Des personnes de tous âges peinent à faire la distinction entre une vidéo générée par l’IA et une vidéo réelle. Même si les vidéos réalisées avec Sora portent un filigrane, cela ne prévient pas les émotions des spectateurs, en particulier des familles des personnalités publiques décédées, vis-à-vis de contenus qui peuvent être blessants ou troublants.

Une fonction de Sora, appelée « cameos », permet de scanner le visage d’une personne pour l’intégrer dans n’importe quelle scène avec une fidélité exceptionnelle. Les utilisateurs qui participent à ces vidéos contrôlent leur image, mais cela ne s’applique pas aux personnalités décédées.

@sorasynth Martin Luther King a oublié ses répliques en plein discours 🎤🤔🤔 #mlk #discours #fyu #sora #ia ♬ son original – SoraVerseAl

Selon les déclarations d’un porte-parole d’OpenAI, il sera possible de générer des figures historiques. Mais jusqu’où cela ira-t-il ? Une ligne fine existe entre la création de contenus ayant de la valeur et ceux qui n’en ont pas. Comme l’a prévu Sam Altman, le PDG d’OpenAI, il est question de définir comment ces interventions de personnes peuvent être utilisées dans les œuvres finales.

Les titulaires de droits, prévient-il, décideront de la suite à donner. Le défi sera d’éviter que OpenAI ne puisse pas contrôler les utilisateurs reproduisant des contenus de personnes qui n’ont pas le contrôle de leur propre image publique, comme les personnes décédées ou les familles n’ayant pas un contrôle total de cette situation.