Des passants à Tokyo ont récemment pu apercevoir un spectacle inhabituel : un touriste portant un robot sur son épaule.
Ce robot, conçu par la société locale OryLab et nommé OriHime, propose des visites guidées aux visiteurs de la capitale japonaise en leur parlant à l’oreille et en leur montrant les lieux, selon un communiqué du Japan Times.
Avant de penser que vous ne pourriez jamais marcher en vacances avec un robot sur l’épaule, réfléchissez à l’impact de cette configuration unique qui permet à des personnes en situation de handicap d’agir comme guides touristiques depuis chez elles.
OriHime, capable de communiquer en japonais et en anglais, est équipé d’un microphone, d’un haut-parleur et d’une caméra qui diffuse une vidéo vers le guide à distance, lui permettant ainsi de commenter les environs immédiats des touristes.
Le petit robot est fixé à un sac à dos contenant un support qui lui permet de reposer sur votre épaule.
Keiko Hamaguchi, porte-parole d’OryLab, a déclaré au Japan Times que le robot OriHime offre aux personnes confinées chez elles la possibilité d’interagir avec des gens qu’elles n’auraient pas pu rencontrer autrement.
Actuellement, une visite guidée menée par OriHime dure environ 90 minutes et coûte 8 800 yens japonais (environ 60€) pour une personne, ou 3 300 yens (environ 22€) par personne pour deux. La société a organisé plus de 60 visites lors de tests avant le lancement officiel il y a quelques semaines.
OriHime a fait ses débuts en tant que prototype en 2009, avec divers ajouts et améliorations au fil des ans. Il existe également une version plus grande, OriHime-D, qui permet à un opérateur à distance d’effectuer différentes tâches telles que communiquer avec les clients et transporter des objets. Ce modèle plus grand ressemble en partie à Pepper, un robot présenté par SoftBank en 2014, mais qui a depuis été discontinué.
La création d’OryLab a été influencée par des problèmes de santé rencontrés par son fondateur, Kentaro Yoshifuji, qui, pendant plusieurs années, n’a pas pu se rendre à l’école. Cette expérience difficile l’a motivé à s’orienter vers la robotique afin d’aider les personnes en situation de handicap et de réduire la solitude dans la société.
