Le SkyRover X1, peu remarqué à son arrivée sur Amazon, a rapidement attiré l’attention des passionnés et des analystes. Commercialisé à 758 €, il se distingue dans un marché où les drones DJI se font rares, mais des investigations révèlent des liens techniques inquiétants avec les produits DJI.
Lorsque le drone SkyRover X1 est apparu sur Amazon, son arrivée a été plutôt dédiée, mais il a rapidement suscité l’intérêt des amateurs et des analystes. Avec un prix de 758 € et une gamme de fonctionnalités très similaire à celle du célèbre Mini 4 Pro de DJI, le X1 se distingue sur un marché où les drones DJI sont en forte pénurie.
Cet aspect seul rend son lancement digne d’intérêt, car les principaux sites de ventes américains et plateformes en ligne sont presque à court de produits DJI, laissant peu d’options aux acheteurs avec des prix flamboyants chez les revendeurs.
Le contexte de l’émergence de SkyRover est atypique. Des rapports d’agences telles que DroneXL et des enquêtes menées par des chercheurs en sécurité soulignent que les ressemblances entre le SkyRover X1 et les drones de DJI vont au-delà de l’apparence.

Kevin Finisterre, un hacker reconnu et analyste de longue date des technologies DJI, a trouvé des preuves indiquant que le nouveau drone interagit directement avec l’infrastructure numérique de DJI. Selon Finisterre, qui a partagé ses découvertes sur X, l’application SkyRover se connecte aux services cloud de DJI et accepte même des identifiants de comptes utilisateurs DJI – un signe de chevauchement technique important.
Busted already @konrad_it @Bin4ryDigit, it has connections to @DJIGlobal @DJISupport @DJIEnterprise via @DJIFlySafe references, and « AASKY » references. That took like 20 minutes? lol Pathetic. https://t.co/VZxNM4YS16 cc @hayekesteloo @DroneXL1 @DroneDJ @gregrev here’s a scoop! https://t.co/eo7Az8aJjK pic.twitter.com/XSE48DOtqb
– KF (@d0tslash) Juillet 22, 2025
L’intrigue s’est intensifiée lorsque d’autres, dont le consultant en sécurité Jon Sawyer, ont examiné l’application mobile qui alimente le drone SkyRover. Sawyer a découvert que l’app utilisait les mêmes clés de chiffrement que le logiciel officiel de DJI et a mis en avant des tentatives maladroites de dissimuler ces liens, comme des modifications de code remplaçant le nom « DJI » par des termes vagues comme « xxx » et « uav. » Cette preuve, suivie et partagée par des chercheurs sur les réseaux sociaux, renforce l’idée que le SkyRover X1 est plus qu’une simple imitation ; il pourrait s’agir d’un produit rebrandé de DJI ou d’un appareil construit avec une technologie DJI sous licence.
Les retours des critiques et de la communauté des drones ont confirmé ces soupçons. AirPhotography, qui a reçu une unité précoce, a révélé qu’il avait été demandé de ne pas mentionner de marques de drones dans son premier test. Dans ses vidéos suivantes, il a comparé le X1 au Mini 4 Pro de DJI, notant des similitudes marquées tout en soulignant de subtiles différences matérielles, notamment son incompatibilité avec les batteries et contrôleurs existants de DJI.
Already unpacked, slightly more obfsucation than DJI Fly/Pilot. Most mentions of DJI Renamed to xxx or uav or something similar. https://t.co/MjGrKzg7v0 pic.twitter.com/w8tKtiaJHI
– Jon Sawyer (@jcase) Juillet 22, 2025
Le fabricant de SkyRover, SZ Knowact, se trouve en Malaisie, un pays devenu un hub de fabrication favorable pour les entreprises cherchant à éviter les droits de douane américains sur les produits électroniques fabriqués en Chine. Les dossiers réglementaires, y compris les dépôts FCC, listent SZ Knowact comme fabricant. Une enquête plus approfondie a révélé que la présence en ligne de SkyRover ressemble de près à celle de Cogito, une entreprise basée à Hong Kong connue pour la commercialisation d’autres drones rebrandés à l’origine conçus par DJI.

Les tentatives de clarifier la relation commerciale entre DJI et le SkyRover X1 ont donné peu de réponses. DJI n’a ni confirmé ni démenti toute implication, déclarant simplement qu’elle continue d’enquêter sur l’affaire en interne.
Le silence de l’entreprise rappelle des épisodes précédents, comme avec les drones Anzu Robotics Raptor et Cogito Specta, qui partageaient également des technologies et des conceptions avec DJI. Dans certains cas, ces produits semblaient contourner les restrictions d’importation en étant brandés sous de nouveaux noms ou assemblés en dehors de la Chine continentale.
