Il y a tout juste un mois, le directeur d’OpenAI, Sam Altman, affirmait que Meta avait tenté de recruter ses meilleurs ingénieurs en intelligence artificielle en offrant des primes de signature pouvant atteindre 100 millions €.
Meta sort le chéquier pour recruter dans l’IA
Le sujet a refait surface cette semaine après l’arrivée de Ruoming Pang, un ancien responsable des modèles IA chez Apple, dans les rangs de Meta.
Mercredi, un rapport de Bloomberg, s’appuyant sur des sources proches du dossier, a révélé que Meta lui avait proposé un package de plus de 200 millions € pour rejoindre l’équipe « superintelligence », créée par Mark Zuckerberg avec l’ambition de développer une IA surpassant l’intelligence humaine.
Ce montant, qui s’étalerait sur plusieurs années, montre à quel point Meta est prêt à investir pour rivaliser avec Google, Microsoft ou OpenAI dans la course aux outils d’intelligence artificielle.
Des salaires parmi les plus élevés du privé
Bloomberg rapporte que, financièrement, le groupe superintelligence de Meta propose certains des plus hauts niveaux de rémunération du monde de l’entreprise, y compris face aux PDG des grandes banques.
Mais une large part de cette somme est soumise à des conditions de performance et à un engagement dans la durée. Les employés doivent rester plusieurs années et espérer que l’action Meta tienne la route s’ils veulent percevoir la totalité.
De son côté, Sam Altman affirmait lors d’un podcast que Meta avait approché plusieurs membres de son équipe avec des offres atteignant « des primes de 100 millions €, voire plus » par an en compensation.
Mais Lucas Beyer, l’un des trois chercheurs récemment passés d’OpenAI à Meta, a démenti ces chiffres sur les réseaux sociaux : « Oui, nous allons rejoindre Meta. Non, nous n’avons pas reçu 100 millions € de prime, c’est faux. »
Le marché est sous tension, les talents rares, et Meta ne cache plus ses intentions. Reste à savoir si ces paris à plusieurs centaines de millions porteront leurs fruits.