La saisie d’un narco-sous-marin par la marine colombienne soulève des questions sur l’utilisation de la technologie satellitaire par des groupes criminels. Este vaisseau, piloté à distance par Starlink, pourrait marquer un tournant dans le trafic de drogues en Amérique latine.
Le cas du premier narco-sous-marin saisi par la marine de Colombie soulève des questions sur l’utilisation de la technologie satellitaire par les groupes criminels

La marine de Colombie a saisi un semi-submersible au large des côtes des Caraïbes. Fait intéressant, ce narco-sous-marin est piloté à distance grâce à la technologie d’internet satellitaire de Starlink. Ce pourrait être le premier vaisseau de ce genre utilisé pour le transport de substances illicites, de drogues et de contrefaçons en territoire latino-américain. Aucun trace de humain n’a été retrouvé à l’intérieur, ce qui pourrait indiquer qu’il est utilisé pour des tests opérationnels. Ce n’est pas un incident isolé, car en novembre 2024, une embarcation similaire a été saisie près des îles Andaman par la police indienne. Cette situation rappelle les intrigues des meilleures séries de mafieux comme Breaking Bad.
Un narco-sous-marin saisi au large des côtes des Caraïbes par la police colombienne ; la technologie avance à grands pas
Selon une information de l’AFP via France 24, les autorités ont examiné le vaisseau et ont trouvé une terminale utilisateur de Starlink. Utiliser ce type de technologie est avantageux eu égard aux risques liés à l’intervention humaine. Comment peut-on piloter à distance un vaisseau de cette nature ? En réalité, les offres de Starlink, spécifiquement celles permettant un accès internet allant jusqu’à 2 To pour 2 150 dollars par mois, sont idéales pour le contrôle de l’embarcation. Les données consommées sont minimes, et les coûts représentent une fraction par rapport à la valeur des cargaisons, souvent estimée à des milliards de dollars.

L’amiral Juan Ricardo Rozo a déclaré qu’il s’agissait de la première découverte de ce type dans les eaux sud-américaines. Ils ont révélé que ce narco-sous-marin avait la capacité de transporter jusqu’à 1,5 tonne de cocaïne. Cela pourrait signaler un nouveau mode opératoire en pleine expansion, suscitant l’inquiétude de nombreux gouvernements face à cette menace. Un petit groupe pourrait contrôler plusieurs narco-sous-marin à distance, ce qui pourrait compliquer la traque de ces organisations criminelles. Chaque compte Starlink est lié à un nom ou à une entité, ce qui, si les antennes sont identifiées, permettrait avec l’aide de SpaceX de suivre les terminaux utilisateurs et d’organiser des arrestations adéquates.
