Bienvenue dans l’ère de l’économie de la folie : comment les contenus absurdes sont devenus un véritable business

Bienvenue dans l'ère de l'économie de la folie : comment les contenus absurdes sont devenus un véritable business

Le phénomène des Brainrot, généré par l’intelligence artificielle, devient un véritable business. Des créateurs proposent des contenus absurdes tout en monétisant des guides et des cours sur la création de vidéos. Cependant, le succès est rare et repose sur quelques cas isolés.

D’une esthétique absurde à de véritables opportunités économiques, les Brainrot ont transformé le paysage des réseaux sociaux. Ces créations générées par l’intelligence artificielle, très populaires, attirent les créateurs qui offrent des guides et cours sur leur production. Pourtant, derrière ces vidéos divertissantes, il existe un modèle d’affaires complexe.

Le terme « brain rot » a été choisi par la Oxford University Press comme mot de l’année 2024. Il décrit les effets néfastes causés par la consommation incessante de contenus numériques peu stimulants, tout en révélant un déclin cognitif collectif. En janvier, une version italienne du phénomène a émergé, l’“Italian brain rot”, se traduisant par des créations insolites où l’IA fusionne animaux et objets étranges, devenant rapidement virales sous le hashtag #italianbrainrot.

Derrière cette tendance se cache une véritable économie créative. De nombreux créateurs ne se contentent pas de publier du contenu ; ils le monétisent. Ils vendent des guides et des tutoriels pour apprendre à créer des vidéos virales. Par exemple, des PDF à 35 euros facilitent la création d’un univers « Brainrot » sur TikTok.

Des communautés privées sur des plateformes comme Discord partagent des techniques pour engendrer des contenus « extrêmes », certains allant même jusqu’à contourner les règles des logiciels. Des créateurs, comme Fusion Boy, vendent des cours vidéos à 70 euros, générant de gros chiffres de vente quotidiennement.

L’économie des Brainrot s’étend au-delà d’internet, avec des marques ultra connues qui exploitent cette tendance. Walmart et Amazon ont collaboré pour produire des jouets basés sur cette esthétique. Selon Maggie Walsh, experte en marketing, les memes sont devenus une valeur culturelle essentielle intégrée dans les stratégies de communication des marques.

Les créateurs de contenu Brainrot se battent pour attirer l’attention, une bataille qui nécessite à la fois créativité et stratégie, visant à générer des clics et à promouvoir des marques.