Un incident tragique a touché un vol d’Air India, suscitant des interrogations sur l’activation d’un dispositif de sécurité avant l’accident. Les autorités s’attachent à déterminer les causes précises de cette catastrophe aérienne qui a coûté la vie à de nombreuses personnes.
Avant de percuter un dortoir d’étudiants, la turbina RAT s’est activée sur le 787-8 Dreamliner d’Air India. Ce mécanisme d’urgence, essentiel dans les situations critiques, pourrait éclairer les origines d’un accident tragique ayant fait près de 300 victimes.
Un nouveau détail provenant d’un vidéo plus clair de l’incident du Boeing 787-8 Dreamliner, survenu le 12 juin près de l’aéroport international Sardar Vallabhbhai Patel d’Ahmedabad, pourrait fournir des réponses sur les causes du désastre aérien. Selon les images, la turbine ad’air ou RAT (acronyme de Ram Air Turbine) s’est déclenchée, un système de secours qui active généralement lorsqu’un avion perd toutes ses sources d’énergie primaire et secondaire. Comme son nom l’indique, la TURBINE utilise le flux d’air pour générer de l’énergie ; son rôle est de fournir de l’énergie pour les systèmes critiques tels que les commandes de vol, permettant un éventuel atterrissage d’urgence.
Les enquêtes sur les causes réelles de l’accident du vol AI171 se poursuivent rapidement après la récupération d’une des deux boîtes noires. Selon Reuters, les investigations se concentrent sur trois points clés : la poussée des moteurs, la position des flaps et le train d’atterrissage. Concernant les flaps, essentiels pour le décollage et l’atterrissage, des vidéos indiquent qu’ils n’étaient pas en position correcte. De plus, le train d’atterrissage est resté abaissé pendant les 28 secondes entre le décollage et l’impact, au lieu d’être rentré immédiatement. Certains estiment que les pilotes se seraient concentrés sur d’autres éléments cruciaux face à la gravité de la situation.
Un éventuel dysfonctionnement moteur
La poussée des moteurs demeure un élément central ; l’avion, âgé d’environ 11 ans, semble ne pas avoir disposé de la puissance adéquate pour s’élever. Il a montré des signes de montée, puis a inéluctablement chuté. L’impact avec le dortoir médical du BJ Medical College a causé la mort de 241 personnes sur les 242 à bord et a également touché des résidents de l’immeuble, un drame qui a secoué la planète. La diffusion d’un nouveau film, plus net, pourrait en effet éclaircir la situation, en abordant une problématique jugée improbable au départ : un dysfonctionnement simultané des moteurs. Les Boeing 787 sont réputés pour leur sûreté et n’avaient jamais été associés à des accidents mortels jusqu’à ce jour. Un tel problème moteur est rare, mais l’activation de la RAT pourrait le signaler.
Dans le nouveau film, la structure de la RAT est visible à droite de l’avion, comme un petit point gris. « En observant cette petite protubérance sur le ventre de l’avion, on peut identifier la RAT », a expliqué le Capitaine Steve Scheibner, ancien pilote de la Marine américaine, avec plus de 20 000 heures de vol à son actif. « Il s’agit d’une confirmation visuelle de l’activation de la RAT ». Ce système s’active généralement lorsque les moteurs rencontrent une défaillance, entraînant la perte d’énergie de toutes les sources.
A cette signalisation visuelle s’ajoutent les déclarations de Ramesh Viswashkumar, l’unique survivant, et l’audio associé à la vidéo. Avant l’impact, il a rapporté avoir entendu un bruit intense, tandis que le film révèle un son étrange. Selon Scheibner, ce strident ressemble à celui d’une hélice, semblable à un petit Cessna en vol. La RAT aurait alors été activée, mais cela n’a pas suffi à engendrer une portance nécessaire pour permettre la volée, son objectif étant de fournir de l’énergie pour les systèmes essentiels et donner aux pilotes une chance de contrôler l’avion pour un atterrissage d’urgence. Il n’est pas surprenant que les RAT soient courantes sur les aéronefs militaires.
À corroborer cette hypothèse, un mayday a été émis par les pilotes avant l’impact, signalant justement une perte de puissance, bien qu’aucune déclaration officielle ne soit encore disponible. L’activation de la RAT est un fait significatif, mettant en avant l’idée d’un dysfonctionnement moteur simultané. Toutefois, cela ne clarifie pas pourquoi les deux moteurs ont failli en même temps après le décollage. Cet aspect mystérieux pourrait être éclairci grâce à l’analyse approfondie de la boîte noire.
