Des rumeurs émergent autour de sanctions potentielles pour les utilisateurs de Streaming Community, un site de streaming populaire. L’avocat Giuseppe Di Paolo clarifie la situation, abordant les inquiétudes quant à d’éventuelles amendes pour consultation du contenu piraté. Un éclairage essentiel sur une question brûlante.
Ces derniers jours, des rumeurs circulent concernant de possibles amendes pour les utilisateurs de Streaming Community. Beaucoup de ces dires sont issus de spéculations sans fondement. L’avocat Giuseppe Di Paolo a expliqué les véritables enjeux entourant l’un des plus grands sites spécialisés dans le streaming de films, séries et documentaires : « Un clic ne suffit pas« .

Streaming Community est un site de streaming piraté, offrant des centaines de films, séries TV et documentaires. Bien qu’il ait été temporairement inaccessible, le site est rapidement revenu en ligne et est constamment mis à jour avec des contenus exclusifs aux plateformes payantes et des films encore à l’affiche. L’accès est gratuit, mais les utilisateurs doivent interagir avec des pages publicitaires, qui sont nombreuses.
Streaming Community représente un paradoxe. Au cours des dernières années, l’AgCom et la Guardia di Finanza ont entrepris un travail de longue haleine pour freiner la propagation de contenus piratés. Les efforts se concentrent principalement sur le frontal du pezzotto. Les réseaux gérant les abonnements à cet appareil ont été ciblés, tout comme les utilisateurs qui l’ont utilisé récemment.
Lorsque le site a été inaccessible pendant plusieurs jours, des informations ont circulé sur de potentielles amendes pour ses utilisateurs, évoquant des sanciones de 2.000 euros et des pièges numériques mis en place par la Guardia di Finanza pour collecter des données sur les utilisateurs accédant au site afin de les sanctionner. Toutefois, la réalité est différente.
Pourquoi Streaming Community a disparu
Le site de Streaming Community apparaît et disparaît. Parfois, il est bloqué, puis réapparaît avec un domaine modifié. Récemment, le site n’a pas été impossible à trouver pendant un certain temps. Les réseaux sociaux et blogs ont rapidement relayé l’idée que Streaming Community avait été bloqué suite à une initiative du Piracy Shield.
Le Piracy Shield, instauré par AgCom, vise à bloquer les adresses IP diffusant des événements sportifs piratés. FAPAV, la fédération pour la protection des industries audiovisuelles, a précisé que cette opération n’était pas liée au Piracy Shield :
“FAPAV insiste sur le fait que cette opération n’a rien à voir avec la plateforme Piracy Shield, qui est actuellement active uniquement pour la piraterie d’événements sportifs en direct : il s’agit d’un blocage obtenu rapidement suite à une intervention judiciaire et non administrative.”
Streaming Community est-il encore accessible ?
Actuellement, Streaming Community est toujours actif. Le site a changé de domaine, passant d’un hébergement semblant lié à une société française à un domaine qui, selon les informations, devrait être réservé au secteur éducatif. Quoi qu’il en soit, le site reste opérationnel, présentant son catalogue de contenus piratés de manière accessible. Un signal inquiétant pour les efforts de lutte contre la piraterie.
Que risque-t-on en regardant des films sur Streaming Community : l’avis de l’avocat
L’avocat Giuseppe Di Paolo a partagé sur TikTok une vidéo expliquant ce qui se passe pour ceux qui visitent le site de Streaming Community. Ce sujet suscite de nombreuses discussions, surtout après que l’AgCom a annoncé des amendes de 154 euros pour 2.000 utilisateurs ayant utilisé le pezzotto.
Certains utilisateurs s’étaient méfiés, rapportant qu’après avoir accédé à Streaming Community, ils avaient été redirigés vers une page mentionnant l’autorité judiciaire. Di Paolo a précisé qu’actuellement, il n’existe pas d’initiatives similaires à celles concernant le pezzotto vis-à-vis de Streaming Community :
“Il n’y a pas d’indications qu’un site espion ait été mis en place par la Police Postale ou la Guardia di Finanza. Les domaines originaux saisis sont souvent redirigés vers une page officielle des forces de police qui peuvent enregistrer les visites. Au-delà de cela, le simple accès au site n’entraîne pas de sanction : la loi sanctionne ceux qui utilisent réellement l’œuvre protégée. Un clic ne suffit pas.”
