Les récents jeux vidéo inspirés du phénomène digital « Italian brainrot » soulèvent des interrogations. Alors que certains les perçoivent comme une escroquerie, d’autres y voient un reflet d’une culture numérique en évolution. La sortie de ces titres, en particulier sur Steam, attire l’attention sur un univers bizarre et intrigant.
Des jeux vidéo sur l’Italian brainrot font leur apparition. Sur Steam, on trouve Bombardiro Crocodilo: Italian Brainrot Simulator et Escape to the Italian brainrot, tandis que sur le PlayStation Store, un autre titre Tralalero Tralala: Battle Royale a été lancé. Ces jeux s’inspirent de ce phénomène l’internet, reflet de la culture numérique moderne, développé principalement sur TikTok. Une voix artificielle décrit un monde dans lequel des créatures farfelues, comme un requin en baskets ou un crocodile militaire, évoluent.
Bombardiro Crocodilo: Italian Brainrot Simulator est un simulateur, mais son gameplay reste flou. La description sur Steam indique : “Rejoignez Bombardiro Crocodilo, l’iconique hybride, et un casting de personnages mémétiques tels que Bombombini Gusini et Tralalero Tralala. » Les images montrent une vue à la première personne, avec des armes et des créatures mémétiques de l’univers. Les dévéloppeurs, Lirili Larila Studios et Tralalero Tralala Entertainment, mentionnent même une « trame profonde ».
Escape to the Italian brainrot suscite plus de mystère. Le studio, Blue Cat Studio, n’a pas communiqué beaucoup d’informations. Les aperçus sur Steam semblent indiquer un jeu indépendant, sombre et anxiogène, intégrant les personnages de l’Italian brainrot. Enfin, Tralalero Tralala: Battle Royale se présente comme un jeu de type Fortnite, où ces créatures s’affrontent jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul vainqueur. « L’action se déroule sur une vaste carte animée, entre jungles denses et vallées désertiques, » souligne Asi Games Technologies Ltd.
Les trois jeux sont programmés pour sortir bientôt, notamment le Italian Brainrot Simulator le 21 mai et Tralalero Tralala: Battle Royale le 30 mai sur PlayStation. Escape to the Italian brainrot n’a pas encore de date de sortie confirmée mais est annoncé sur Steam.
Les accusations de fraude
Les réactions face à ces annonces ne sont pas très positives. Des utilisateurs évoquent souvent ces jeux comme étant des tentatives de « scam ». Parmi les studios mentionnés, seul Asi Games dispose d’un site officiel. Ce studio n’est pas un véritable développeur, mais plutôt une société spécialisée dans la publication de jeux. Les autres studios ne possèdent pas de pages officielles ni de précédentes productions. Lorsque l’on cherche Tralalero Tralala Entertainment sur Steam, aucun résultat n’apparaît. Quant aux autres studios, leurs pages renvoient vers d’autres jeux également à venir, sans publications précédentes.
Ce manque de transparence soulève des doutes légitimes sur une possible escroquerie. Ou bien il s’agit simplement de studios indépendants tentant de tirer parti d’un phénomène viral pour se faire un nom dans l’industrie du jeu. Une chose reste claire : l’Italian brainrot continue de faire parler de lui, se distinguant des tendances éphémères du numérique. Il a le potentiel de s’imposer comme une forme d’expression vidéoludique unique.
