Eric Schmidt, ex-CEO de Google, pense que ta prochaine copine sera une IA, ce qui est inquiétant : « Ils ne sont pas prêts »

Eric Schmidt, ancien CEO de Google, estime que votre prochaine petite amie sera une IA et cela suscite des inquiétudes : 'Ils ne sont pas prêts pour ça'

Les liens affectifs créés par des intelligences artificielles capables de simuler des relations amoureuses soulèvent des inquiétudes, notamment face à une solitude masculine croissante et un éloignement des interactions réelles, ce qui pourrait accentuer des difficultés déjà présentes chez les jeunes hommes.

La prolifération des IA capables d’imiter des petites amies pourrait accentuer la solitude masculine, selon Schmidt

Eric Schmidt, ancien CEO de Google, estime que votre prochaine petite amie sera une IA et cela suscite des inquiétudes : 'Ils ne sont pas prêts pour ça'
Eric Schmidt, ancien CEO de Google, lors d’une conférence

L’Intelligence Artificielle a déjà prouvé son potentiel incroyable dans d’innombrables domaines ; parmi ses capacités, elle pourrait même simuler des relations humaines de manière très réaliste. C’est ce qu’évoque Eric Schmidt, ancien CEO de Google, qui s’interroge sur le phénomène des petites amies virtuelles. Une génération marquée par une solitude grandissante pourrait se tourner vers cette technologie, qui n’est en réalité qu’une pâle imitation de la vérité.

Les inquiétudes liées aux petites amies virtuelles

Un des phénomènes majeurs de la digitalisation du monde concerne la transformation des relations humaines chez les jeunes générations. Alors que, il y a quelques décennies, les liens sociaux se nouaient surtout dans le monde réel (même si les lettres et les appels téléphoniques jouaient un rôle), la majorité des contacts actuels s’approfondissent via des applications de messagerie et de chat.

L’Intelligence Artificielle peut aujourd’hui reproduire le comportement d’une petite amie par échanges écrits, grâce au développement rapide de cette technologie. C’est à ce niveau que les jeunes, souvent isolés et en manque d’interactions humaines, peuvent être tentés d’établir des liens affectifs qui restent fictifs et risquent d’aggraver leurs difficultés sur le long terme. « C’est un problème inattendu né de la technologie actuelle », reconnaît Eric Schmidt.

Comme le souligne l’ancien CEO de Google, plusieurs facteurs jouent un rôle : « les hommes aujourd’hui ont un niveau d’éducation inférieur à celui des femmes », ce qui nuit à leurs chances de succès dans la recherche d’un partenaire. Par ailleurs, il s’inquiète des algorithmes des réseaux sociaux qui « se radicalisent de manière alarmante« , compliquant encore plus les relations amoureuses. Finalement, une petite amie virtuelle ne ferait que renforcer ce problème chez des jeunes hommes peu préparés à interagir avec des femmes réelles.

La solitude touche jeunes et moins jeunes

Alors que les jeunes voient la solitude comme un frein à la création de liens affectifs ou de relations amoureuses, les personnes plus âgées affrontent d’autres difficultés liées à l’isolement : l’abandon durant la vieillesse provoque chez beaucoup un sentiment d’inutilité, et le manque de présence humaine peut entraîner des troubles dépressifs dus au déficit de support et de contact. Dans ce cas, l’IA peut offrir une réponse plus adaptée.

Dans une société où la solitude est devenue un fléau majeur, ces technologies peuvent avoir un effet apaisant pour les seniors, dont les besoins sont souvent simples, que ce soit en termes d’écoute ou de compagnie. En revanche, chez les plus jeunes, se complaire dans des relations fictives risque d’accentuer des manques qui s’aggraveront avec le temps, les liens disparaissant quand l’écran de téléphone s’éteint.