Le nouveau projet de la Space Force pour contrer les menaces avec un vaisseau porteur orbital

Le Nouveau Projet De La Space Force Pour Contrer Les

La Space Force des États-Unis a confié à Gravitics le développement d’un navire spatial similaire à un porte-avions. Ce contrat de 60 millions € vise à protéger les actifs nationaux dans l’espace face aux menaces potentielles, notamment celles provenant de pays comme la Russie et la Chine.

La Space Force des États-Unis a mandaté Gravitics, une entreprise basée à Seattle, pour concevoir un dispositif analogue à un porte-avions – mais destiné aux engins spatiaux plutôt qu’aux jets. Ce contrat s’élève à 60 millions € et a pour objectif de protéger les actifs nationaux dans l’espace contre des menaces potentielles en orbite.

D’après des rapports, des pays tels que la Russie et la Chine développent des capacités avancées de contre-espace. Celles-ci incluent un mélange d’outils cinétiques, non cinétiques et cybernétiques conçus pour désactiver ou détruire des satellites. Cela sonne déjà dangereux. Mais ce qui est encore plus préoccupant, c’est qu’une explosion dans l’espace crée des débris, ce qui peut causer des dommages en cascade à d’autres systèmes en orbite.

Notre meilleure chance est d’éviter une telle situation. Pour la dissuasion, les États-Unis visent à maintenir des contre-mesures prêtes à être lancées et des systèmes de communication et de reconnaissance de secours – rendant toute attaque probablement vaine.

Le nouveau projet de la Space Force pour contrer les

C’est là qu’intervient le concept de porte-avions spatial de Gravitics. L’idée est de pré-positionner un vaisseau mère en orbite, chargé de satellites ou d’engins spatiaux, et protégé des rigueurs de l’espace jusqu’à son utilisation.

Ce porte-avions comporterait des modules pressurisés, avec des batteries et des équipements électroniques sensibles à bord, protégés des menaces comme la radiation.

En cas de menace, ces engins pourraient être déployés à tout moment. Le PDG de Gravitics, Colin Doughan, décrit cela comme un « pad de lancement pré-positionné dans l’espace » qui « contourne les contraintes de lancement traditionnelles. »

L’entreprise indique qu’une mission de démonstration pourrait être lancée dès 2026, bien qu’aucune date précise n’ait été annoncée. En fait, les détails sur le projet demeurent limités.

Il est important de souligner qu’il ne s’agit pas de la première incursion de Gravitics. La startup a été fondée en 2021 avec des projets ambitieux de construire de grandes structures habitables avec gravité artificielle – d’où le nom « Gravitics. » Mais avant les hôtels spatiaux, l’entreprise commence par des projets plus modestes : son premier produit est un module de 4 mètres conçu pour soutenir des missions telles que la station spatiale privée d’Axiom.

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Gravitics travaille également sur des conceptions préliminaires pour un module beaucoup plus grand, nommé « StarMax » – une structure de 7,6 mètres de diamètre avec 400 mètres cubes de volume pressurisé.

Pour l’instant, cependant, la priorité de l’entreprise semble être de fournir à l’armée américaine un vaisseau mère orbital de nouvelle génération pour aider à maintenir sa domination sur la nouvelle « haute frontière. »