Le générateur d’images de ChatGPT suscite des interrogations autour de la propriété intellectuelle, notamment avec des créations imitant le style du Studio Ghibli. Alors que des utilisateurs partagent massivement ces images sur les réseaux sociaux, la légalité de cette pratique se retrouve au cœur des débats, remettant en question les limites de la créativité numérique.
Le générateur d’images de ChatGPT relance le débat sur la propriété intellectuelle en inondant les réseaux sociaux d’images aux styles similaires à celui du Studio Ghibli

Le générateur d’images de ChatGPT a provoqué un véritable engouement sur les réseaux sociaux, où de nombreuses images réimaginées par Intelligence Artificielle sont apparues. Des milliers d’utilisateurs ont commencé à partager des images dans divers styles, bien que celui évoquant l’art de Studio Ghibli soit le plus prisé. Alors que cela semble anodin, cette dynamique relance le débat sur la propriété intellectuelle.
La proposition d’OpenAI vise à rivaliser directement avec des outils comme Copilot de Microsoft, Grok de X et MidJourney. ChatGPT, étant le premier chatbot doté d’IA sur le marché, bénéficie d’un certain avantage, particulièrement intégré dans le quotidien des utilisateurs. Désormais, tous les utilisateurs de ChatGPT peuvent créer des images facilement, ce qui pose un problème pour les créateurs de contenu original.
ChatGPT peut maintenant générer des images et les réseaux sociaux sont envahis par des imitations du style du Studio Ghibli
OpenAI utilise GPT-4o pour la création d’images, un modèle spécifiquement conçu pour cette tâche. Les utilisateurs peuvent accéder à ces fonctionnalités tant via l’application mobile de ChatGPT que sur sa version navigateur, que ce soit les abonnés payants ou ceux sans subscritption.
Cette capacité à produire des images dans un style distinct a conduit à une véritable effusion sur les réseaux sociaux. Sur X, les publications affluent, allant même jusqu’à des extrapolations étonnantes. Les utilisateurs ont réalisé que la meilleure manière d’exploiter cette fonctionnalité était de transformer des scènes réelles en images d’animation japonaise.
« Sir, everything has become anime. » pic.twitter.com/Mq0blDuJkU
— Autism Capital 🧩 (@AutismCapital) mars 26, 2025
Le phénomène est tel que, selon TechCrunch, même Sam Altman, le directeur d’OpenAI, a remplacé sa photo de profil sur X par une version au style du Studio Ghibli. Tout laisse à penser que cette nouvelle intégration de ChatGPT rencontre un succès retentissant, captivant des milliers d’utilisateurs et entraînant le support public du PDG d’OpenAI envers la reproduction d’un style artistique spécifique.
OpenAI enfreint-elle la législation sur la propriété intellectuelle ? Le style lui-même n’est pas directement protégé par des droits d’auteur, comme l’indique Evan Brown, avocat spécialisé en propriété intellectuelle du cabinet Neal & McDevitt, à TechCrunch. OpenAI et d’autres entreprises évolueraient dans une zone grise en ce qui concerne la reproduction de styles et la génération d’images.

Sam Altman a modifié sa photo de profil dans le style du Studio Ghibli
Naturellement, une question se pose concernant la méthode d’entraînement d’OpenAI pour générer ce type d’images. Tout porte à croire, sans confirmation officielle, que les films du Studio Ghibli auraient été utilisés comme références dans l’entraînement du modèle. Evan Brown soulève une interrogation récurrente depuis des années :
Quelles sont les implications en matière de violation de droits d’auteur lorsque l’on parcourt le web et que l’on reproduit des éléments provenant de ces bases de données ?
OpenAI semble avoir une position claire face aux accusations, un porte-parole de l’entreprise déclarant à TechCrunch que ChatGPT ne reproduira pas le style des artistes vivants. Cependant, OpenAI autorise l’imitation de « styles de studios plus larges ». Quelle est la différence ? Cette question restera sans réponse, et seul un tribunal ou une législation pourra trancher la situation.
