Microsoft collabore avec la startup suisse Inait pour créer un modèle d’IA qui imite le raisonnement du cerveau mammifère. Ce partenariat vise d’abord les secteurs de la finance et de la robotique, avec des perspectives d’expansion vers d’autres domaines.
Microsoft a formé un partenariat avec la startup suisse Inait pour développer un modèle d’IA qui simule les capacités de raisonnement du cerveau mammifère. Les deux entreprises prévoient de cibler d’abord les secteurs de la finance et de la robotique, avant d’étendre leur technologie à d’autres industries.
L’IA derrière cette nouvelle plateforme s’appuie sur deux décennies de recherche en neuroscience et présente un « langage de programmation cérébrale » capable d’apprendre par expérience et de comprendre les liens de cause à effet. Elle intègre également une intelligence générale adaptive, qui pourrait dépasser les limitations des systèmes d’IA actuels. Inait affirme que ces capacités entraîneront un changement de paradigme dans l’industrie de l’IA.
La technologie a de nombreuses applications pratiques. Dans le secteur financier, le projet vise à offrir des algorithmes de trading avancés, des outils de gestion des risques et des conseils financiers personnalisés. En robotique, le projet se concentre sur le développement de robots plus intelligents capables de s’adapter à des environnements de travail complexes et à diverses situations industrielles. Le projet utilisera la plateforme cloud Microsoft Azure pour accélérer le déploiement mondial de cette technologie.

Inait est un acteur relativement récent dans le domaine de l’IA, mais son équipe dirigeante est impressionnante. Le Financial Times souligne que le co-fondateur Henry Markram a passé 20 ans à développer des répliques numériques biologiquement précises des cerveaux mammifères. Ce projet, qui a abouti à la création de 18 millions de lignes de code, constitue désormais la base du modèle de simulation cérébrale d’Inait.
Bien que le projet suisse initial se soit concentré principalement sur le cerveau de la souris, Markram pense que son équipe peut adapter la recherche pour reproduire d’autres cerveaux mammifères, y compris humain. Il soutient que les modèles de simulation cérébrale sont généralement plus écoénergétiques que les modèles d’apprentissage par renforcement actuels et apprennent beaucoup plus rapidement.
Markram a fondé l’Open Brain Institute, une organisation à but non lucratif, pour donner aux chercheurs accès à la technologie de simulation du projet suisse. Cependant, bien que certains aspects de la recherche soient librement accessibles, d’autres nécessitent un abonnement. Néanmoins, Markram estime que cette étude pourrait aider les scientifiques à mieux comprendre des conditions neurologiques complexes et incurables, telles que l’autisme.
