Sous-marin nucléaire d’attaque français fait surface en Nouvelle-Écosse, après menace de Trump d’annexer le Canada

Sous Marin France Barracuda

Le sous-marin nucléaire d’attaque Tourville a accosté à Halifax le 10 mars 2025. Troisième unité de la classe Suffren, il réalise sa première traversée transatlantique avant des tests en conditions extrêmes dans l’Arctique canadien. Une démonstration de force discrète, alors que d’anciennes déclarations de Donald Trump sur une éventuelle annexe du Canada relancent les questions sur la souveraineté maritime du pays.

Cette visite intervient dans un contexte tendu. Ottawa prévoit de remplacer sa flotte vieillissante par douze sous-marins conventionnels, capables d’opérer sous les glaces. Le contrat, estimé à 60 milliards de dollars canadiens, attire les principaux acteurs mondiaux. La France mise sur son savoir-faire en milieu polaire pour se démarquer.

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Le Barracuda, vitrine technologique face à la concurrence

Naval Group a choisi de présenter le Barracuda, modèle haut de gamme, plutôt que le Scorpène. Une décision logique après le succès du BlackSword aux Pays-Bas en 2024. Ce sous-marin, présenté comme l’un des plus silencieux au monde, pourrait répondre aux exigences canadiennes en matière de furtivité et de résistance aux conditions arctiques.

L’industriel français doit cependant convaincre après l’échec du contrat australien en 2021. Les essais du Tourville, incluant des manœuvres sous la banquise et des simulations de crise, servent de démonstration opérationnelle. Bruno Heluin, attaché de défense français à Ottawa, souligne l’opportunité de partager une expertise unique en navigation polaire.

Un marché sous-marin aux enjeux géopolitiques

La course au contrat canadien dépasse les considérations techniques. Elle s’inscrit dans un rééquilibrage des alliances de défense. Les récentes tensions avec les États-Unis, amplifiées par les propos de Trump, incitent Ottawa à diversifier ses partenariats. La visite du Tourville rappelle que la France dispose d’une capacité autonome en construction navale militaire, sans dépendre de l’OTAN.

Les autres prétendants, comme l’Allemagne ou la Suède, avancent aussi leurs arguments. Mais Naval Group mise sur un calendrier serré : les premiers sous-marinspourraient être livrés dès 2035. La réponse finale du Canada n’est cependant pas attendue avant 2028, laissant le temps à la diplomatie française de consolider son positionnement.