Invention d’un dispositif permettant de goûter des aliments à 1000 kilomètres de distance

Invention d'un dispositif permettant de goûter des aliments à 1000 kilomètres de distance

Une avancée technologique permet de savourer des goûts à distance, transformant ainsi nos expériences de réalité virtuelle. Imaginez partager un plat ou goûter une recette depuis chez vous ! Bien que le prototype d’un appareil innovant pose encore des défis, ses futurs usages pourraient révolutionner plusieurs secteurs.

Une équipe de scientifiques a créé un dispositif appelé e-Taste, capable de reproduire le goût à distance. C’est un pas important pour de nouvelles expériences immersives dans la réalité virtuelle. Parmi les applications potentielles : jeux immersifs, shopping en ligne, gestion du poids et tests sensoriels.

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Grâce à la technologie, nous pouvons voir et entendre même à des kilomètres de distance. Pourquoi ne pas goûter ? Une équipe de chercheurs travaille sur cette idée et a développé un dispositif capable de reproduire les saveurs des aliments et des boissons, permettant de les partager à distance en quelques secondes. Il sera donc possible de goûter des recettes dans un livre de cuisine, de goûter une sauce avant de la commander en ligne ou de savourer le sandwich que votre ami mange en vidéo appel. Le dispositif est actuellement un prototype, et il reste plusieurs défis à relever, mais c’est un premier pas pour améliorer les systèmes de réalité virtuelle et augmentée, enrichissant ainsi les expériences immersives.

Le dispositif, surnommé « e-Taste », pourrait également s’avérer utile pour la recherche biomédicale ou pour des aventures culinaires virtuelles. De plus, « Les applications potentielles incluent des jeux immersifs, le shopping en ligne, l’éducation à distance, la gestion du poids, des tests sensoriels, la réhabilitation physique et bien plus », expliquent les chercheurs.

Comment fonctionne le dispositif e-Taste

Dans la revue Science Advancea, les scientifiques ont expliqué que e-Taste est composé de deux éléments clés. Le premier est une plateforme de détection, ou « langue électronique ». Elle est capable de « capturer des données sur la concentration de cinq différentes substances chimiques du goût dans un exemplaire liquide d’un aliment ou d’une boisson ». La plateforme envoie ensuite les informations sans fil au second composant. Ce dispositif utilise de petites pompes électromagnétiques pour un relâchement chimique contrôlé numériquement. Le système sera capable de véhiculer des saveurs dans des régions spécifiques de la langue, « les personnes auront une sorte de paille en bouche qu’ils placeront à des points spécifiques lorsque cela sera nécessaire », a expliqué Yizhen Jia, co-auteur de l’étude à l’Université d’État de l’Ohio.

Les Cinq substances chimiques qui reconstruisent une saveur peuvent être mélangées avant la livraison et correspondent à celles détectées dans le produit de consommation original. Le glucose crée une sensation sucrée en bouche, l’acide citrique un goût acidulé, le chlorure de sodium apporte une saveur salée, tandis que le chlorure de magnésium, lui, restitue un goût amer. Le cinquième goût, l’umami, est apporté par le glutamate.

Pourquoi est-il si difficile de reproduire le goût dans la réalité virtuelle

Cependant, ce n’est pas si simple et tous les goûts ne sont pas faciles à simuler. Par exemple, le dispositif n’a pas encore réussi à reproduire les aliments épicés ou gras. De plus, lorsqu’on travaille avec de petites quantités de liquide, il peut être difficile de déterminer les concentrations des molécules pour restituer le goût. « Pensez à l’arôme du café et à la façon dont le liquide semble légèrement plus dense que l’eau. Tout doit être à la bonne place pour que vous puissiez dire : c’est un bon café », a expliqué Jia.

L’équipe cherche désormais à comprendre si de faibles vibrations sur la langue pourraient aider à simuler la consistance des aliments. Ils étudient également les odeurs, qui pourraient être utilisées pour aider à compléter l’expérience sensorielle. Au-delà des obstacles, « cette enquête ouvre la voie à une dimension chimique dans la technologie AR/VR, permettant aux utilisateurs de transcender les engagements virtuels visuels et auditifs en intégrant la sensation du goût dans l’environnement virtuel pour des expériences digitales améliorées ».