Meta construira le câble sous-marin le plus long du monde : il mesurera 50 000 km et coûtera 10 milliards de dollars

Meta construira le câble sous-marin le plus long du monde : il mesurera 50 000 km et coûtera 10 milliards de dollars

Un projet ambitieux se dessine, promettant de relier plusieurs continents à travers un câble sous-marin révolutionnaire. Ce développement ambitieux pourrait transformer l’infrastructure numérique mondiale et répondre à la demande croissante dans le domaine de l’intelligence artificielle, ouvrant ainsi des perspectives inédites pour le progrès technologique.

Le projet reliera les États-Unis, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud pour améliorer l’infrastructure mondiale d’Internet, à un moment clé pour le développement de l’IA

Meta construira le câble sous-marin le plus long du monde : il mesurera 50 000 km et coûtera 10 milliards de dollars
Les premiers travaux du projet Waterworth ont déjà commencé

L’entreprise dirigée par Mark Zuckerberg a annoncé le projet Waterworth, une initiative visant à relier cinq continents par le biais du câble sous-marin le plus long jamais construit. L’objectif est d’améliorer l’inclusion numérique et de faciliter le développement technologique dans des régions clés, surtout à une époque où la demande pour une infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle ne cesse d’augmenter.

Comme l’explique Meta sur son blog officiel d’ingénierie, le projet représente une « investissement multimillionnaire sur plusieurs années » centré sur l’amélioration de la connectivité mondiale. Bien que l’entreprise n’ait pas dévoilé le coût exact, les rapports suggèrent qu’il pourrait dépasser 10 milliards de dollars.

Un projet monumental pour l’ère de l’IA

Le câble sera installé à des profondeurs atteignant 7 000 mètres et bénéficiera de techniques de protection spécifiques dans les zones côtières peu profondes, où les ancres de navires pourraient l’endommager. Ce système permettra de transmettre des données à des vitesses proches de la lumière entre les États-Unis, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud, ainsi que d’autres régions stratégiques.

Les câbles sous-marins sont le cœur des communications mondiales, transportant plus de 95 % des données échangées entre les continents. Les avancées en matière de robotique et d’intelligence artificielle ont poussé Meta à explorer de nouvelles manières d’améliorer ses connexions globales.

« L’intelligence artificielle révolutionne tous les aspects de nos vies, depuis nos interactions jusqu’à notre conception de l’infrastructure », affirme Meta dans son communiqué. La société souligne que la capacité, la résistance et l’étendue mondiale sont essentielles pour soutenir la croissance exponentielle du trafic de données.

Le prétendu piratage de 82 To de livres a récemment mis Meta sous les projecteurs, notamment en ce qui concerne l’utilisation de ces matériaux pour entraîner ses systèmes d’IA. Malgré cette controverse, l’entreprise insiste sur le fait que le projet Waterworth respectera tous les standards internationaux de confidentialité et de sécurité lors de sa mise en œuvre.

La construction s’étendra jusqu’à la fin de cette décennie, bien que la société n’ait pas confirmé de dates spécifiques. Une fois achevé, le projet Waterworth utilisera la technologie à la plus grande capacité disponible et deviendra le système de câbles sous-marins le plus vaste de la planète, dépassant la circonférence terrestre.

Le projet vise à faciliter une coopération économique accrue entre les régions et à ouvrir de nouvelles opportunités pour le développement technologique. Meta a souligné l’importance de ce type d’infrastructure dans une ère où l’IA transforme les industries et les sociétés à travers le monde.