Dans un contexte de rivalité féroce, Uber poursuit DoorDash, l’accusant de pratiques anti-concurrentielles qui nuisent aux restaurants et limitent leur liberté de choix. Cette affaire judiciaire met en lumière des affirmations graves sur la pression exercée par DoorDash pour obtenir des accords d’exclusivité, soulevant des enjeux majeurs pour le secteur de la livraison alimentaire.
Que s’est-il passé récemment ? Uber a déposé une plainte contre son concurrent DoorDash, l’accusant de tactiques anti-concurrentielles. La plainte, soumise au Tribunal Supérieur de Californie, soutient que les pratiques commerciales de DoorDash désavantagent injustement ses concurrents et nuisent aux partenaires constructeurs restaurateurs en limitant leur capacité à collaborer avec plusieurs plateformes de livraison.
Au cœur de la poursuite, Uber accuse DoorDash – le principal service de livraison alimentaire aux États-Unis – de faire pression sur les restaurants pour qu’ils acceptent des accords exclusifs ou quasi-exclusifs pour les services de livraison de première partie. Ces services concernent l’exécution des commandes passées directement via les sites et applications des restaurants.
Uber affirme que les tactiques supposées de DoorDash incluent la menace de sanctions financières substantielles ou une réduction de la visibilité sur la plateforme si les restaurants choisissent de s’associer à des services concurrents. Selon Uber, plusieurs clients ont comparé cette pression à avoir une « arme sur la tempe » et ont qualifié DoorDash de « monopole ».
La plainte met en avant un exemple impliquant une « grande entreprise de restauration » non nommée, qui aurait décidé de se retirer d’un lancement prévu d’Uber Direct sur plusieurs marques après que DoorDash a prétendument menacé d’augmenter ses tarifs pour ses services de livraison de troisième partie si Uber Direct continuait d’être utilisé.
Sarfraz Maredia, responsable de la livraison pour Uber aux Amériques, a ajouté que la société reçoit de plus en plus de plaintes de restaurants. Selon Maredia, ces restaurants affirment que les tactiques de DoorDash restreignent leur liberté et les punissent pour avoir cherché de meilleures alternatives.
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DoorDash, cependant, a fermement rejeté ces affirmations. Un porte-parole de l’entreprise a qualifié les affirmations d’Uber de « infondées » et les a attribuées à l’« incapacité d’Uber à offrir aux commerçants, consommateurs ou livreurs une alternative de qualité. »
Ce combat juridique souligne la concurrence intense sur le marché de la livraison de nourriture, notamment dans le secteur des services de livraison en marque blanche. Uber et DoorDash ont lancé de tels services en 2020. Ces services permettent aux restaurants de gérer les commandes via leurs propres plateformes, tandis que les entreprises de livraison s’occupent de la logistique en coulisses.
Uber affirme que DoorDash gère actuellement les livraisons de première partie pour plus de 90 % des plus grands restaurants d’entreprise aux États-Unis et affirme que cette position dominante a été atteinte par des pratiques anti-concurrentielles.
Si la plainte d’Uber est couronnée de succès, DoorDash pourrait faire face à plusieurs conséquences significatives. Il pourrait être contraint de verser des dédommagements substantiels à Uber. Bien que le montant exact ne soit pas précisé dans la plainte, Uber affirme avoir perdu des millions d’euros de revenus en raison des pratiques affirmées de DoorDash.
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Le tribunal pourrait également ordonner à DoorDash d’ajuster son modèle commercial, notamment en ce qui concerne la manière dont elle négocie des contrats avec les restaurants. Cela pourrait potentiellement interdire les accords exclusifs ou quasi-exclusifs pour les services de livraison de première partie.
De plus, un jugement favorable pour Uber pourrait permettre à des concurrents plus petits de prendre de l’ampleur, créant potentiellement un marché plus diversifié et compétitif.
Par ailleurs, une victoire pourrait déclencher un test antitrust accru de la part des régulateurs dans ce secteur – un résultat qu’Uber pourrait finalement regretter.