Les entreprises doivent désormais se conformer à l’AI Act de l’Union européenne, qui vise à réduire les risques liés à l’intelligence artificielle. De nouvelles directives viennent d’être publiées, précisant les usages interdits, tels que la manipulation ou l’exploitation abusive. Les sanctions financières en cas de non-respect pourraient atteindre 7% du chiffre d’affaires mondial.

Les entreprises du monde entier doivent désormais se conformer à l’AI Act de l’Union européenne, qui vise à réduire de nombreux harms potentiels posés par cette nouvelle technologie. La Commission européenne a publié mardi des directives supplémentaires pour aider les entreprises à s’assurer que leurs modèles génératifs respectent les exigences de l’Union et évitent d’être classés dans la catégorie des risques inacceptables pour les cas d’utilisation de l’IA, désormais interdits sur le territoire économique.
L’AI Act a été voté en mars 2024, cependant, la première échéance de conformité a eu lieu récemment, le 2 février 2025.
L’UE a spécifiquement interdit huit usages de l’IA :
- Manipulation et tromperie par l’IA nuisibles
- Exploitation nuisible des vulnérabilités par l’IA
- Scoring social
- Évaluation ou prédiction de risque individuel de délit pénal
- Collecte non ciblée d’informations sur internet ou de matériel de vidéosurveillance pour créer ou élargir des bases de données de reconnaissance faciale
- Reconnaissance des émotions dans les lieux de travail et les établissements d’enseignement
- Catégorisation biométrique pour déduire certaines caractéristiques protégées
- Identification biométrique à distance en temps réel à des fins policières dans des espaces accessibles au public
Les entreprises qui enfreignent ces cas d’utilisation prohibés pourraient faire face à des amendes pouvant atteindre 7% de leur chiffre d’affaires mondial (ou 35 millions €, selon le montant le plus élevé). Cela n’est que la première d’une série de délais de conformité similaires qui seront appliqués dans les mois et les années à venir, à mesure que la technologie évolue.
Bien que la Commission reconnaisse que ces directives ne sont pas juridiquement contraignantes, elle indique dans son communiqué que « ces directives sont conçues pour garantir l’application cohérente, efficace et uniforme de l’AI Act à travers l’Union européenne. »
« Les directives fournissent des explications juridiques et des exemples pratiques pour aider les parties prenantes à comprendre et à se conformer aux exigences de l’AI Act », a ajouté la Commission. Ne vous attendez cependant pas à ce que les contrevenants soient traînés devant les tribunaux dans un avenir proche. Les règles de l’AI Act seront mises en œuvre progressivement au cours des deux prochaines années, avec la dernière phase prévue pour le 2 août 2026.
