Le Royaume-Unis enquêtera sur Apple et Google pour monopole et abus de pouvoir sur le marché mobile

Le Royaume-Uni enquêtera sur Apple et Google pour monopole et abus de pouvoir sur le marché mobile

Une nouvelle enquête britannique vise à percer les pratiques dominantes de Google et Apple dans le domaine des applications et des navigateurs. La CMA s’interroge sur les possibles entraves à la concurrence et sur les conditions imposées aux développeurs, un sujet qui suscite déjà un vif débat dans le secteur technologique.

La régulation britannique examine le pouvoir d’Apple et de Google sur les applications et navigateurs mobiles

Le Royaume-Uni enquêtera sur Apple et Google pour monopole et abus de pouvoir sur le marché mobile
Le Royaume-Unis enquêtera sur Google et Apple

La menace du monopole pèse à nouveau sur Google et Apple. Ces deux entreprises ont déjà fait face à des poursuites les accusant de telles pratiques, Apple ayant récemment été visé par une action en justice pour ses pratiques monopolistiques sur iCloud. De leur côté, Google a vécu des situations similaires au sein de l’UE, tant pour son système d’exploitation mobile que pour ses activités en général. Ce contexte n’est pas étranger pour ces géants.

Ce qui est nouveau, c’est que ces plaintes soient émises par le Royaume-Unis, selon les détails fournis par TechCrunch. La Competition and Markets Authority (CMA) du Royaume-Unis a lancé une enquête qui se concentre sur la domination des écosystèmes mobiles de Google et Apple. Cette investigation couvre des éléments tels que les navigateurs, les boutiques d’applications et les systèmes d’exploitation de chacune des entreprises.

Le Royaume-Unis étudie le contrôle d’Apple et Google sur les applications et navigateurs mobiles

Selon la source, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la nouvelle Loi sur les Marchés Numériques, la Concurrence et les Consommateurs (DMCC) récemment mise en vigueur. Cette réglementation confère aux autorités le pouvoir de désigner des entreprises à examiner si elles sont jugées trop dominantes. Il est indéniable qu’en matière de marché mobile, Google et Apple détiennent une position sans équivalent.

Comme mentionné, l’ombre du monopole a toujours accompagné les manœuvres des géants texans. La CMA s’interrogera sur l’existence de barrères empêchant une concurrence effective. Cela comprend le test des moyens par lesquels les entreprises peuvent favoriser leurs applications par rapport à celles de concurrents ou d’autres développeurs via des préinstallations et des restrictions de désinstallation, entre autres.

Le régulateur analysera également si ces entreprises imposent des conditions déloyales aux développeurs à travers les règles de leurs propres boutiques. Il est relativement connu que ceux qui souhaitent distribuer leurs applications via l’App Store ou Google Play doivent s’aligner sur des directives spécifiques. Cette réalité suscite des controverses, notamment en raison de l’obligation d’utiliser leurs systèmes de paiement et des commissions qui en découlent.

D’après les informations, la solution la plus raisonnable que la CMA pourrait envisager serait l’ouverture de fonctionnalités clés aux tiers, menant à une concurrence plus équitable sur le marché (du moins sur le papier). L’autorité régulatrice a fixé le 22 octobre 2025 comme date limite pour annoncer les résultats de son enquête sur Apple et Google, après une période initiale de trois semaines destinée à recueillir les contributions des parties intéressées.

Naturellement, les deux entreprises ont réagi. Google souligne qu’Android est le seul système d’exploitation mobile véritablement ouvert sur le marché, ce qui a été essentiel pour faire baisser les prix et favoriser son adoption par de nombreux fabricants. Pendant ce temps, Apple affirme que son écosystème d’applications iOS génère déjà des centaines de milliers d’emplois au Royaume-Unis et permet aux développeurs, grands et petits, d’atteindre le monde entier.