La grosse arnaque qui utilise le nom de Fininvest : ils vendent des investissements mais veulent seulement vider votre compte

La grosse arnaque qui utilise le nom de Fininvest : ils vendent des investissements mais veulent seulement vider votre compte

Une arnaque circulant sur les réseaux sociaux utilise le logo d’une entreprise pour tromper les investisseurs. Les escrocs se présentent comme des agents de cette entreprise renommée, promettant des investissements fictifs pour soutirer de l’argent aux victimes. Les alertes officielles soulignent l’absence de tout lien avec ces pratiques frauduleuses.

Au cours des derniers mois, une arnaque circulant sur les réseaux sociaux, principalement sur Facebook, exploite le logo de l’entreprise. Les fraudeurs prétendent vendre des paquets d’investissement associés à la société de la famille Berlusconi. Ces investissements ne sont pas réels, le seul objectif des escrocs étant de voler l’argent des victimes.

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Lorsque l’on accède au portail, un message s’affiche pour tous les utilisateurs : « L’entreprise est totalement étrangère aux propositions d’investissement en actions ». Ce court texte se poursuit, et vous le trouverez en entier plus bas dans cet article. Étrange, n’est-ce pas ? Pourquoi le site d’une entreprise avec un chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’euros commencerait-il par un tel avertissement ?

La réponse se trouve en dehors du site. Depuis des mois, les réseaux sociaux regorgent d’annonces d’investissements. Le schéma est toujours le même et commence généralement par un faux construit par intelligence artificielle. Un vidéo, aussi courte soit-elle, présente une personnalité publique, un journaliste ou un entrepreneur encourageant l’investissement via une nouvelle plateforme.

Ces plateformes sont souvent associées à l’entreprise. Parfois même directement à la famille Berlusconi. Elles utilisent les mêmes couleurs, logos et inscriptions que l’entreprise. Il est clair, il n’y a aucune corrélation entre l’entreprise et ces systèmes frauduleux. Le nom de la société est utilisé uniquement pour attirer le public.

Comment fonctionne l’escroquerie : le schéma des 250 euros

Le processus reste le même. Nous l’avons vu plusieurs fois sur Netcost-security.fr. Avant d’utiliser le nom de l’entreprise, l’escroquerie avait utilisé les visages de personnalités comme Vanessa Incontrada, Chiara Ferragni ou Fabio Fazio. La première étape consiste à remplir un formulaire en ligne avec ses informations, y compris son numéro de téléphone. Après avoir fourni leurs coordonnées, les victimes reçoivent une avalanche d’appels d’une série d’opérateurs qui cherchent à vendre des paquets d’investissement de 250 euros.

Pour l’escroquerie utilisant le nom de l’entreprise, nous avons tenté de demander des informations sur leur lien avec la société fondée par Silvio Berlusconi. Tous nous ont assuré que la campagne d’investissement était approuvée par la famille Berlusconi. Une information manifestement fausse. Pour nous convaincre de la légitimité de l’opération, l’un de ces schémas contenait même un formulaire à remplir avec quelques questions :

« Combien d’argent par mois est suffisant pour une vie confortable ? ». Ou encore : « Pensez-vous que chaque citoyen devrait recevoir un revenu des actions des entreprises nationales et des ressources du pays ? ». Ou : « Quelles actions vous intéressent ? ».

FACEBOOK | Une des étapes du formulaire lié à la fraude utilisant le logo de l'entreprise

FACEBOOK | Une des étapes du formulaire lié à la fraude utilisant le logo de l’entreprise

La réponse de l’entreprise : « Nous avons déjà signalé ces pratiques »

Nous clarifions qu’il n’y a aucun lien entre ces systèmes d’investissement. L’entreprise s’est déjà dissociée de ces propositions, voici le message complet : « L’entreprise est totalement étrangère aux propositions d’investissement en actions promues via des campagnes publicitaires diffusées sur les réseaux sociaux, ou présentées par téléphone par de prétendus collaborateurs. L’entreprise a déjà signalé ces activités aux autorités compétentes, également pour protéger ceux qui pourraient être induits en erreur ».