Les initiatives européennes visant à réduire le tabagisme et le vapotage se multiplient. La Belgique interdit la vente de vapes jetables tandis que Milan impose une prohibition de fumer en extérieur. Avec une volonté palpable de préserver la santé des jeunes et de l’environnement, ces mesures s’inscrivent dans une lutte commune.
En résumé : Les nations européennes prennent de plus en plus au sérieux la lutte contre le tabagisme et le vapotage, notamment chez les jeunes. La Belgique est devenue le premier pays de l’Union européenne à interdire complètement la vente de vapes jetables à partir de ce mois-ci. Dans le même temps, Milan en Italie a également entamé la nouvelle année en instaurant une interdiction de fumer à l’extérieur dans les espaces publics.
Comme l’a rapporté The Guardian, le ministre belge de la santé, Frank Vandenbroucke, n’a pas mâché ses mots en annonçant l’interdiction l’année dernière, qualifiant les e-cigarettes jetables de produit « extrêmement nocif » conçu pour piquer une nouvelle génération à la nicotine. Il a évoqué les déchets des vapes non réutilisables, contenant des « produits chimiques dangereux » nuisibles à l’environnement.
Bien que les systèmes de vape réutilisables ne soient pas concernés par l’interdiction en Belgique, le pays vise un objectif ambitieux pour réduire le nombre de nouveaux fumeurs à zéro ou quasi zéro d’ici 2040, via divers efforts de « dénormalisation ».
Le tabagisme est déjà interdit dans les aires de jeux, terrains sportifs, zoos et parcs d’attractions. À partir du 1er avril, les produits du tabac ne seront plus vendus dans les grandes surfaces ni exposés aux points de vente.

Des enquêtes récentes montrent que le taux de fumeurs en Belgique parmi les adultes de plus de 15 ans a chuté de 25,5% en 1997 à 15,3% en 2018. Cependant, les responsables de la santé estiment qu’il faut des actions plus strictes pour rester sur la bonne voie vers leur objectif de 2040.
Quant à la nouvelle interdiction de fumer à Milan, cette ville sujette au smog espère améliorer la qualité de l’air et réduire l’exposition à la fumée secondaire en interdisant de fumer dans les rues et dans les lieux publics bondés. Les contrevenants encourent des amendes allant de 40 € à 240 €.
Cela s’inscrit dans une règle de 2021 qui a fait des parcs, terrains de jeux, arrêts de bus et lieux sportifs des zones sans fumée. Bien que les e-cigarettes soient épargnées, cette interdiction constitue une nouvelle étape dans l’effort de l’Italie, de longue date, pour réduire les taux de tabagisme en introduisant des réglementations plus strictes.
À l’échelle nationale, environ 24% des Italiens fument encore, selon des données de l’année dernière. Environ 93 000 décès par an sont attribués à des maladies liées au tabagisme, selon le ministère de la santé. L’Italie a mis en place ses premières restrictions sur le tabagisme public en 1975.
Par ailleurs, l’Angleterre, le pays de Galles et l’Écosse rendent illégal la vente de vapes à usage unique à partir de juin, en raison de préoccupations environnementales et sanitaires.
