Une sonde de la NASA s’envolera vers le soleil la veille de Noël

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Le Parker Solar Probe approche de son plus grand défi : plonger dans l’atmosphère solaire pour percer le mystère des vents solaires. Avec une température atteignant plus de 2 500°F, la mission, qui honore le physicien Eugene Parker, pourrait révolutionner notre compréhension du soleil et des phénomènes solaires fondamentaux.

Pourquoi c’est important : Le Parker Solar Probe s’engage dans une mission ambitieuse pour étudier les origines des vents solaires, ce flux constant de particules chargées émanant du soleil. Malgré plus de cinquante ans d’investigations scientifiques depuis sa découverte dans les années 1960, la source précise de ce phénomène au sein de la couronne reste inconnue.

Nous sommes à quelques jours du Parker Solar Probe réalisant son approche la plus proche jamais enregistrée du soleil. La petite sonde traversera l’atmosphère extérieure du soleil le 24 décembre, passant à seulement 3,8 millions de miles de la surface.

Cela peut sembler une distance significative, mais pour une boule céleste rougeoyante d’un diamètre de 865 370 miles, c’est le plus près que nous ayons jamais été. En effet, la sonde traversera la couronne solaire, cette atmosphère surchauffée qui s’étend sur des millions de miles au-delà de la surface visible du soleil. En raison de cela, la sonde devra endurer des extrêmes que peu de choses sur Terre connaissent, avec la NASA estimant que son bouclier thermique subira des températures dépassant 2 500°F.

Nicky Fox, anciennement scientifique en chef du projet avant de devenir scientifique en chef de la NASA, a expliqué à Ars Technica que l’objectif principal est de localiser le berceau des vents solaires.

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Pour déverrouiller ce mystère, il n’y a pas de substitut à l’exploration de l’atmosphère extérieure du soleil afin de prendre des mesures. Mais comme l’a noté Fox, c’est un immense défi technique, car le soleil est, littéralement, en feu.

La sonde a dû être conçue avec soin pour résister à la chaleur extrême et à la radiation de la couronne, tout en étant capable de revenir rapidement dans le vide froid de l’espace lors de ses orbites elliptiques autour du soleil. Fox a précisé que le choix des matériaux était crucial, nécessitant des composants légers mais durables capables de supporter des variations de température drastiques sans devenir fragiles ni altérer leurs propriétés.

Des alliages métalliques exotiques comme le titanium-zirconium-molybdène, avec des points de fusion dépassant 4 200°F, ont été utilisés pour des capteurs exposés à l’intensité du soleil. Même le câblage, construit en niobium, nécessitait une isolation spéciale en cristal de saphir pour éviter de fondre. Il a fallu des années de planification et des percées technologiques pour construire une sonde suffisamment robuste.

La sonde honore à juste titre le physicien Eugene Parker, qui avait prédit l’existence des vents solaires dans les années 1950, une théorie que beaucoup avaient initialement accueillie avec scepticisme, jusqu’à ce que des observations de la sonde Mariner 2 en 1962 la confirment.

Maintenant, après plus de six ans de mission, le Parker Solar Probe se prépare à offrir un aperçu sans précédent de l’atmosphère solaire et des origines de ce phénomène solaire fondamental.

Malgré des réalisations incroyables comme devenir l’objet fabriqué par l’homme le plus rapide à plus de 430 000 mph, la sonde n’a pas reçu beaucoup d’attention médiatique récemment. Cependant, cela pourrait changer après cette rencontre record et les nouvelles perspectives scientifiques qu’elle pourrait apporter.