Les derniers développements dans le secteur des véhicules électriques ont mis en lumière une potentielle collaboration entre Honda et Nissan, faisant naître des spéculations sur une possible fusion. Alors que chaque constructeur tente de renforcer sa position sur le marché des véhicules électriques, des décisions concrètes restent encore à se dessiner.
Que s’est-il passé ? Une grande partie de la conversation autour des véhicules électriques s’est centrée sur des constructeurs plus récents comme Tesla et BYD, tandis que des géants traditionnels tels que Ford et Honda s’efforcent de faire la transition des véhicules à essence. Honda a passé des années à tenter d’entrer sur le marché des VE par le biais de collaborations, mais des rapports récents suggèrent qu’une fusion pourrait désormais être à l’ordre du jour.
Des sources ont récemment informé Nikkei Asia que Nissan et Honda avancent vers la signature d’un protocole d’accord pour créer une société holding conjointe, avec la possibilité de négocier une fusion par la suite. Ce rapport a entraîné une augmentation de 23,7 % du prix de l’action de Nissan à la Bourse de Tokyo, tandis que l’action de Honda a chuté d’environ trois pour cent.
Honda a cherché à apaiser les spéculations selon lesquelles elle et Nissan envisageraient une fusion pour renforcer leurs positions sur le marché en pleine croissance des véhicules électriques. Bien que les deux entreprises aient l’intention de mettre en commun leurs ressources pour le développement des VE, aucune décision concrète n’a été prise.

En réponse, Honda a réitéré ses engagements de mars et avril de partager des composants et des recherches en IA avec Nissan et Mitsubishi, en soulignant qu’elles envisagent encore diverses possibilités. Ensemble, Nissan et Honda deviendraient le troisième groupe automobile au monde par ventes, derrière Toyota et Volkswagen.
Comme d’autres constructeurs traditionnels, ces deux entreprises japonaises ont été quelque peu lentes à entrer sur le marché des VE par rapport à des géants plus jeunes et natifs des VE comme Tesla et BYD. La société établie par Elon Musk est de loin le constructeur automobile le plus précieux au monde, étant le seul à valoir plus de 1 trillion de dollars.
Tandis que BYD, qui occupe la troisième place avec une capitalisation boursière de 108 milliards de dollars, a bouleversé l’industrie avec des véhicules neufs très abordables. Certains modèles de l’entreprise se vendent à moins de 10 000 $ dans certaines régions, ce qui a poussé les États-Unis et l’UE à imposer des tarifs douaniers élevés sur les VE chinois et d’autres produits d’énergie propre. Le coût a été un obstacle majeur à l’adoption des VE, d’autres entreprises peinant à réduire les prix.

Honda a précédemment annoncé des plans de coopération avec Sony et GM pour développer des VE. Cette dernière initiative vise à produire des véhicules à faible coût à partir de 2027.
Le constructeur japonais prévoit de faire la transition complète vers des véhicules à zéro émission d’ici 2040 et d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. La flotte de VE de Honda basée aux États-Unis comprend actuellement plusieurs voitures hybrides et deux SUV entièrement électriques : le Prologue 2024, à partir de 47 000 $, et le CR-V Fuel Cell 2025, à partir de 50 000 $. Les modèles phares entièrement électriques de Nissan comprennent le Ariya 2024, à partir de 39 590 $, et le Leaf 2025, à partir de 28 140 $.
