Découvrez la révolution qui se prépare dans le domaine de la réalité mixte avec une innovation inattendue. Les nouvelles lunettes intelligentes Xreal One, dotées d’un chipset avancé, pourraient bien redéfinir l’expérience de réalité augmentée tout en offrant un confort et une simplicité d’utilisation sans précédent.
La prochaine grande nouveauté en matière de réalité mixte arrive, et ce n’est pas d’Apple.
Xreal a annoncé sa dernière paire de lunettes intelligentes, appelées Xreal One. Ces lunettes portables représentent un saut en avant par rapport au modèle Air 2 de la société, car elles sont équipées d’un tout nouveau chipset personnalisé, le X1. Il s’agit d’un véritable bijou technologique, offrant un champ de vision de 50 degrés, seulement 3ms de latence M2P, et des haut-parleurs internes développés en collaboration avec Bose. Le tout est proposé à 500 €. Un modèle Pro sera également disponible pour 600 €, avec un champ de vision amélioré de 57 degrés.
Sur le papier, c’est la plus grande innovation dans le domaine des dispositifs AR à ce jour, hors du coûteux Vision Pro d’Apple. Avant sa révélation, j’ai pu essayer le Xreal One pour me faire ma propre opinion. Bien que j’aie été sceptique quant à cette technologie émergente dans le passé, ces nouvelles lunettes m’ont offert l’argument le plus convaincant en faveur des dispositifs de réalité mixte grâce à leur design léger, leur résolution claire et leur stabilité améliorée. Après un démarrage chaotique pour cette technologie, il semble que le Xreal One soit enfin une réelle avancée.
Latence réduite, faible pression
Les précédents modèles de Xreal, comme l’Air 2 Ultra, étaient des dispositifs relativement simples. Il vous suffisait de les brancher sur l’appareil de votre choix, et l’affichage se chargeait dans vos lunettes. Elles ne sont pas vraiment un outil de calcul spatial comme l’Apple Vision Pro, qui propose de nombreuses applications et des fonctionnalités impressionnantes telles que le suivi des mains ; au lieu de cela, elles fonctionnent davantage comme un deuxième écran. Le Xreal One suit cette même philosophie plug-and-play, mais l’affine de manière significative, ce qui fait toute la différence.
L’amélioration la plus importante réside dans son chipset personnalisé, une première pour les dispositifs Xreal. Cela ne signifie pas qu’elles agissent comme un ordinateur, mais cela permet d’atteindre une expérience de latence très faible par rapport à ses concurrentes. Quel est le niveau de latence ? Le modèle Xreal Air 2 a environ 20 à 30 ms de latence. L’Apple Vision est beaucoup mieux avec 12 ms. Grâce au chipset du Xreal One, qui décharge une partie du travail du CPU de l’appareil connecté, les lunettes possèdent une minuscule latence de 3 ms.

C’est une différence majeure qui devient évidente lors des tests. Lorsque je tourne rapidement la tête, l’écran peut suivre plus facilement mes mouvements sans trembler. Cela crée une expérience de visionnement plus naturelle, sans sensation de nausée, même lorsque l’affichage suit mes mouvements plutôt que d’être ancré à une position fixe. Le flou de mouvement est globalement réduit, ce qui est crucial.
Ce petit chipset n’ajoute pas beaucoup de poids aux lunettes. Le Xreal One pèse environ 84 grammes, tandis que le modèle Pro est légèrement plus lourd à 89 grammes. D’après ma démonstration rapide, les lunettes légères se sont posées confortablement sur mon visage. Je n’ai ressenti aucune pression et je ne suis pas parti avec une marque rouge inesthétique sur le nez. Une partie de ce poids réduit s’explique par la présence d’une caméra située entre les lentilles, mais elle est entièrement détachable. C’est une considération modulaire qui assure que les utilisateurs bénéficient de toutes les fonctionnalités des lunettes AR tout en ayant plus de contrôle sur leur poids. Pour compléter cette personnalisation, le Xreal One propose une transparence des lentilles réglable, permettant aux utilisateurs de choisir le degré d’obscurcissement des verres.
Tester l’affichage

Mon plus grand problème avec des dispositifs comme celui-ci a toujours été l’affichage. J’ai toujours trouvé qu’il était difficile d’obtenir une image nette, mais l’affichage 1080p utilisé ici me semble déjà moins flou dans l’ensemble. Non seulement j’ai pu voir une image claire, mais je n’ai pas non plus rencontré le classique écueil des portables, où l’affichage virtuel se coupe maladroitement aux bords de ma vision. Le champ de vision de 50 degrés (et un impressionnant 57 sur le modèle Pro) et les nouvelles lentilles me permettent de voir plus d’écran à la fois, avec des bordures noires s’insérant plus naturellement. J’ai également plusieurs options concernant la taille de l’affichage, pouvant aller d’une taille minimale de 117 pouces à une taille maximale de 191 pouces. De plus, le Xreal One dispose d’une option d’affichage ultra-large qui ne fonctionne qu’en mode ancré.
J’ai pu observer tout cela en pratique lors de quelques démonstrations. Tout d’abord, j’ai branché directement un iPhone et lancé un épisode des Simpsons. L’affichage lumineux se démarquait immédiatement, car il ne semblait pas que je regardais un moniteur flou ou brumeux. Passer de la vue ancrée à la vue suivant les mouvements est aussi simple que d’appuyer sur un bouton situé sous les branches, tandis que changer la taille de l’affichage ne nécessitait qu’une rapide visite dans le menu. À 191 pouces, je peux voir presque toute l’image à la fois, avec seulement un peu des bords cachés par les bordures.
Lorsque le navigateur ultra-large s’étendait devant mes yeux, j’ai réellement pu ressentir cette taille.
Pour mon second test, j’ai branché une Steam Deck et joué à un jeu de course tout en le contrôlant sur la console portable. Ce test a mis en avant les haut-parleurs de Bose, qui sont plus compacts que ceux de la marque, mais qui délivrent tout de même un volume suffisant. Xreal mentionne que les principales différences audio sont dues à un réglage différent, donc nous devrons passer un peu plus de temps avec eux pour entendre ce que cela donne. Lors de ce premier essai, cependant, ils sonnaient clairement et n’étaient pas étouffés ou alourdis par le bruit d’un moteur de voiture. Xreal remarque que ce n’est que le début d’une collaboration sur plusieurs années avec Bose.
Mon dernier test m’a conduit à un ordinateur portable pour que je puisse travailler avec style. Pour maximiser cette expérience, j’ai ancré l’écran devant moi et accédé au menu pour activer le mode ultra-large. C’est à ce moment-là que mon scepticisme envers des dispositifs comme celui-ci s’est atténué. En général, lorsque je mets des lunettes AR, je n’ai pas vraiment l’impression de regarder un écran plus grand. Cela ressemble simplement à un moniteur ou un téléviseur pressé contre mon visage. Même si l’affichage est techniquement plus grand, il est difficile de traduire avec précision l’échelle dans un appareil portable.
Cependant, lorsque le navigateur ultra-large s’étendait devant mes yeux, j’ai réellement pu ressentir cette taille. Je devais tourner la tête de chaque côté pour voir tout. Bien que cela n’ait pas le même impact que l’impressionnante option ultra-large du Vision Pro d’Apple (que j’ai testée plus tard dans la journée), c’est une avancée convaincante pour un dispositif qui coûte considérablement moins.

Les Xreal One seront-elles suffisantes pour convaincre les sceptiques qui ne souhaitent tout simplement pas porter quelque chose pendant qu’ils travaillent ? Peut-être pas, mais c’est la première fois que j’envisageais sérieusement cette idée. Je devrai passer beaucoup plus de temps avec le Xreal One pour le savoir avec certitude, mais j’ai quitté cette expérience enthousiaste à l’idée de voir comment elles pourraient s’intégrer dans ma vie quotidienne.
Je peux très sérieusement me projeter en branchant mon ordinateur de travail dans mes lunettes et en travaillant sur un affichage ultra-large plutôt que d’acheter un grand écran qui ne s’adapte pas tout à fait à mon bureau. Je peux m’imaginer à les utiliser dans un avion pour jouer à ma Steam Deck avec un peu plus d’intimité. La latence ultra-faible et l’affichage clair, associés à un design plus confortable que je n’ai l’habitude, rendent ces scénarios beaucoup plus pratiques.
Et la praticité est ce dont ont besoin des dispositifs comme celui-ci plus que tout autre chose en ce moment. Je ne me vois pas faire du calcul spatial avec un lourd casque alimenté par batterie qui me ferait mal à la tête après 20 minutes d’utilisation. Mais quelques lunettes légères et discrètes ? Là, nous avançons.
