Un passionnant défi technologique : un expert en overclocking tente de franchir des limites sur un Raspberry Pi 5. Malgré des efforts considérables et des techniques éprouvées, les résultats ne répondent pas aux attentes. Un apprentissage précieux remplace néanmoins la déception face aux obstacles rencontrés dans cette quête pour un nouveau record.
Pieter-Jan Plaisier, plus connu dans le milieu de l’overclocking sous le nom de SkatterBencher, a récemment tenté d’établir un nouveau record du monde de fréquence de fréquence sur un Raspberry Pi 5, en combinant des tactiques éprouvées du domaine des PC et quelques astuces spécifiques à la plateforme. Malgré plusieurs semaines d’essais, la carte de hobby Pi 5 s’est montrée majoritairement réfractaire.
Au cœur du Raspberry Pi 5 se trouve un processeur Broadcom BCM2712, un CPU quad-core Arm Cortex-A76 64 bits fonctionnant à 2,4 GHz d’origine. En installant un refroidisseur à air légèrement plus performant, SkatterBencher a réussi à pousser la puce à 3,0 GHz sans trop de difficultés.

En préparation de sa tentative de record, le spécialiste de l’overclocking a opté pour le système d’exploitation officiel du Raspberry Pi 5 et appliqué le patch NUMA (Non-Uniform Memory Access). Un pot à azote liquide, conçu pour de petites chipsets, s’est avéré de la taille idéale pour la plateforme Pi 5. Malgré cela, même après avoir renforcé le circuit d’alimentation et remplacé l’oscillateur à cristal, les résultats sont restés décevants.
En fin de compte, SkatterBencher n’a réussi qu’à atteindre une fréquence de 3,4 GHz pour les benchmarks et une vitesse configurable maximale de 3,6 GHz. Toute tentative de dépasser 3,6 GHz entraînait le verrouillage du système. En résumé, la configuration manquait des capacités de gestion de la température et de la tension qui sont habituellement atteintes sur d’autres plateformes.
Cependant, l’expérience n’a pas été complètement vaine, car SkatterBencher a déclaré avoir beaucoup appris sur Linux et réalisé quelques modifications matérielles avancées. Néanmoins, il est quelque peu décevant que le Pi 5 ait fait défaut en ce qui concerne la gestion de la température et de la tension. Pire encore, comprendre pourquoi cela est le cas s’avérera extrêmement difficile sans les outils de développement appropriés.
