Boston Dynamics et le Toyota Research Institute unissent leurs efforts pour développer des robots humanoïdes polyvalents, en alliant l’Atlas électrique de Boston Dynamics et les modèles de comportement avancés de TRI. Cette coopération promet d’améliorer les capacités physiques des robots, ouvrant la voie à des innovations captivantes dans le secteur.

Boston Dynamics et le Toyota Research Institute (TRI) ont annoncé mardi leur partenariat pour développer des robots humanoïdes polyvalents. Boston Dynamics apportera son nouveau robot Atlas électrique, tandis que TRI mettra à profit ses modèles de comportement de pointe.
Fondée en 1992 en tant que filiale du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Boston Dynamics est depuis plus de 30 ans à la pointe du développement en robotique. L’entreprise a fait une entrée remarquée en 2009 avec les systèmes quadrupèdes BigDog et LittleDog, et a présenté la première version de sa plateforme Atlas bipède en 2013. Les capacités d’Atlas ont évolué, lui permettant de réaliser des acrobaties complexes et des tâches de dextérité, allant de la danse et des saltos à la conquête de parcours de parkour et à la navigation sur des sites de construction simulés.
En avril 2024, l’entreprise a abandonné sa plateforme hydraulique Atlas au profit d’une nouvelle génération propulsée par des vérins électriques. Boston Dynamics décrit l’Atlas électrique comme « l’un des robots humanoïdes les plus avancés jamais construits », capable de se déplacer de manière à dépasser les capacités humaines.
De son côté, le TRI est à la pointe du développement de modèles de comportement large (LBM). Les LBM pour la robotique jouent un rôle similaire aux modèles de langage large (LLM) pour les chatbots. Tout comme les LLM sont formés sur d’énormes ensembles multimodaux de données pour répondre de manière humaine, les LBM sont entraînés sur d’importants corpus de comportements humains, ce qui permet aux robots d’agir de manière humanoïde. Ils aident également les robots à apprendre de nouveaux comportements et à généraliser leurs compétences. Selon le blog de l’annonce, « le travail de TRI sur les LBM vise à atteindre des modèles fondamentaux multitâches, conditionnés par la vision et le langage, pour une manipulation habile. »
“Les avancées récentes en IA et en apprentissage automatique offrent un potentiel immense pour faire progresser l’intelligence physique,” a déclaré Gill Pratt, directeur scientifique de Toyota et PDG de TRI.“L’opportunité d’implémenter la technologie d’IA de pointe de TRI sur le matériel de Boston Dynamics est un changement de jeu pour nos deux organisations alors que nous travaillons à amplifier les capacités humaines et à améliorer la qualité de vie.”
Cette annonce intervient dans un contexte où de nombreuses entreprises cherchent à intégrer des robots dans la main-d’œuvre future. Par exemple, les modèles Digit d’Agility Robotics et 01 et 02 de Figure sont déjà testés dans des environnements industriels, comme l’usine BMW de Spartanburg en Caroline du Sud et une installation de production de Spanx à Flowery Branch, en Géorgie. L’Optimus de Tesla est également en lice, bien que même les modèles les plus récents nécessitent encore une opération à distance pour effectuer plus que les tâches les plus basiques.
