Il avait été oublié pendant près de 4.000 ans, mais cet objet pourrait détenir la clé pour aider à la lutte contre le changement climatique

Il était oublié depuis presque 4 000 ans, mais cet objet pourrait détenir la clé pour aider à la lutte contre le changement climatique

Un objet inattendu datant de près de 4 000 ans pourrait jouer un rôle surprenant dans la lutte contre le changement climatique. Cette découverte fascinante ouvre la voie à une technique innovante qui pourrait contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone, offrant ainsi de nouvelles perspectives pour notre avenir environnemental.

Ce petit objet cachait une signification difficile à retrouver

Il était oublié depuis presque 4 000 ans, mais cet objet pourrait détenir la clé pour aider à la lutte contre le changement climatique
Les forêts du passé pourraient détenir la clé pour freiner le changement climatique

Il est bien établi que l’étude de sites anciens, tels que les forêts ou les chaînes de montagnes, offre une vision plus large de notre réalité. En effet, des découvertes étonnantes ont fait émerger des animaux gelés depuis des milliers d’années. Aujourd’hui, un morceau de bois âgé de presque 4 000 ans pourrait révéler des solutions inattendues dans la lutte contre le changement climatique.

Un atout majeur dans la lutte contre le changement climatique

Une nouvelle étude parue dans la prestigieuse revue Science suggère qu’un ancien tronc de 3 775 ans pourrait être un allié puissant pour contrer le changement climatique. Ning Zeng, professeur à l’Université du Maryland, a découvert ce tronçon lors de fouilles et a été surpris par ses résultats.

Ce tronc avait perdu moins de 5 % de dioxyde de carbone, grâce au sol argileux qui le couvrait. En effet, les sols argileux sont peu perméables, permettant de maintenir le bois dans des conditions remarquablement préservées, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle technique pour lutter contre le changement climatique. Cette méthode, appelée wood vaulting ou voûte en bois, pourrait offrir des solutions intéressantes.

En essence, cette technique consiste à enterrer du bois non commercialisable – des arbres abat-tus en raison de maladies, du bois brûlé, des meubles usagés, ou des matériaux de construction non utilisés. Une fois enterrés, leur décomposition est stoppée. Puisque les arbres relâchent le gaz piégé tout au long de leur vie, ils représentent un problème lorsque en vie, ils étaient une solution. Cependant, en les ensevelissant, ce type de matériau ne libère plus de dioxyde de carbone, contribuant ainsi à ralentir le réchauffement climatique.

Le tronc de près de 4 000 ans a poussé Zeng à entreprendre un projet pilote afin de vérifier son efficacité réelle. Ce dernier est mis en œuvre dans la ville de Québec, où la perméabilité est très faible, empêchant l’oxygène et les organismes vivants de décomposer le bois. Ainsi, le bois demeure capturé dans le temps, semblable à des déchets nucléaires nécessitant des conditions sûres.

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Il a également comparé le tronçon ancien à un bois fraîchement coupé, réalisant que le bois enterré avait conservé presque tout son dioxyde, alors que le bois neuf perdait rapidement du gaz. Les sols argileux étant communs dans le monde, notamment en France dans des régions comme la Communauté de Madrid, cette méthode est envisageable et ne présente pas de coûts excessifs.

Associée à d’autres techniques tout aussi cruciales, cette méthode pourrait contribuer à freiner les émissions de gaz à effet de serre qui sont endémiques dans notre environnement. De nombreuses émissions, comme celles-ci, sont naturelles, mais elles favorisent le changement climatique. Il est donc essentiel de tirer parti des conditions propices pour préserver le bois sans augmenter les émissions de CO2.

Les ambitions de Zeng et de son équipe consistent actuellement à rendre cette technique encore plus efficace. Bien qu’il reste du chemin à parcourir, cette proposition naturelle et fascinante pourrait influencer positivement les événements. À elle seule, elle ne résoudra rien, mais elle s’inscrit dans un ensemble de mesures adoptées ces dernières décennies pour contrer ces problèmes.