Les prouesses technologiques des monocoques AC75, comme le Luna Rossa, transforment le paysage de la voile en offrant des vitesses qui défient l’entendement. L’alliance parfaite entre design, matériaux légers et techniques de navigation permet à ces embarcations de dépasser les limites de la vitesse nautique. Une exploration fascinante des innovations à l’œuvre.
Les monocoques de classe AC75 que nous voyons naviguer dans la Louis Vuitton Cup sont capables de dépasser trois fois la vitesse du vent. Un résultat possible uniquement grâce à une longue série de techniques de voile et de technologies de construction. De cette manière, Luna Rossa peut atteindre une vitesse maximale flirtant avec les 100 km/h.

Luna Rossa est comme une monoplace de Formule 1. Tous les détails de son monocoque de classe AC75 sont optimisés pour aller le plus vite possible avec toutes les conditions de vent. Les voiles, la coque, le gouvernail et surtout les foils qui lui permettent de voler au-dessus de l’eau. Une équation qui permet au bateau italien d’atteindre en course près de 100 km/h, soit environ 53 nœuds.
En effet, ce sont ces exigences qui permettent de participer à l’America’s, le trophée nautique le plus ancien du monde. Un trophée où, lors de la dernière édition, Luna Rossa a réussi à atteindre la finale, mais a dû céder la victoire au team New Zealand. En attendant, Luna Rossa est en compétition pour la Louis Vuitton Cup dans les eaux devant Barcelone.
Quelle est la vitesse maximale des bateaux de l’America’s Cup
Partons d’un préambule. Les bateaux de l’America’s Cup sont d’énormes engins. Ils peuvent peser jusqu’à 6,2 tonnes, sans compter le poids de l’équipage. Ils mesurent environ 21 mètres de long et le mât principal est haut de 26,5 mètres. Pour faire une comparaison, une monoplace de Formule 1 atteint un poids maximum de 800 kg. Malgré cela, de tels géants sont capables d’atteindre, à travers une série de systèmes, les 100 km/h.
Comment fonctionnent les foils dans la voile et comment font-ils voler les bateaux de l’America’s Cup
La technologie principale utilisée pour atteindre ce résultat est celle des foils : des structures asymétriques montées de chaque côté de la coque qui permettent à la navire de voler au-dessus de l’eau. Pour parvenir à ce résultat, ils exploitent la physique de la portance, la même force qui permet aux avions de voler. De cette façon, les bateaux de l’America’s Cup parviennent à réduire la traînée de l’eau : l’un des principaux obstacles à la vitesse.
Quelle vitesse atteint Luna Rossa et comment parvient-elle à aller trois fois plus vite que le vent
Du point de vue physique, ce qui est intéressant dans ces embarcations et en général dans le monde de la voile, c’est qu’avec une combinaison de techniques et de technologies, ces bateaux ne peuvent pas seulement capter le vent en leur faveur mais peuvent aussi avancer contre le vent et aller même plus vite que le vent lui-même. Les voiles de Luna Rossa ont été conçues avec des bandes de carbone, légères et résistantes pour capter le vent. Nous parlons malgré tout d’un bateau qui peut coûter environ 90 millions d’euros. Les voiles exploitent également le principe de la portance. En effet, les observant de haut, elles ressemblent à une immense aile d’avion.
L’action combinée de toutes les technologies à bord de Luna Rossa permet ainsi d’atteindre des vitesses trois fois plus élevées que le vent lui-même. En observant les vitesses maximales atteintes lors des éditions de l’America’s Cup, il est impressionnant de constater le progrès qualitatif enregistré au fil des ans, surtout depuis l’arrivée des foils : pensez qu’en 2013, les bateaux de classe AC72 atteignaient au maximum 2,3 fois la vitesse du vent.
