L’essoramento des nouvelles technologies soulève des questions cruciales sur la véracité des images diffusées sur les réseaux sociaux. L’exemple d’Imane Khelif met en lumière les dérives de l’intelligence artificielle, capable de créer des photographies trompeuses. Les implications de cette réalité méritent une attention particulière, tant pour l’information que pour l’intégrité des individus concernés.
La vraisemblance est là, mais les erreurs de l’IA sont évidentes. Parmi elles, des visages déformés, des mains maladroites, incomplètes, des écrits ressemblant à des hiéroglyphes et des détails de la physiognomie qui ne correspondent pas à la réalité.

Les Jeux Olympiques sont terminés, et pourtant les insinuations concernant l’athlète Imane Khelif persistent. Et comme cela arrive souvent lorsque les accusations sont infondées, des preuves falsifiées sont créées pour les renforcer. À l’ère de l’intelligence artificielle (IA), c’est trop facile. Après la victoire de la boxeuse, des photos générées par l’IA ont été publiées sur les réseaux sociaux, montrant Khelif torse nu, son visage étant le sien, mais le corps appartient à un homme.
Le collage est maladroit, la vraisemblance est là, mais les erreurs de l’IA sont claires. D’ailleurs, comme le prouvent les élections présidentielles américaines, ce n’est pas encore le moment des deepfakes ultra-réalistes (même si pendant des mois nous avons discuté de la manière dont l‘intelligence artificielle aurait mis en danger la démocratie avec de fausses images ressemblant à de vraies). À la place, des images fausses sont apparues, comme celles de Khelif. Ces contenus fonctionnent davantage comme des mèmes, cherchant à provoquer, même à divertir, et allant renforcer une rhétorique qui n’a pas besoin de faits réels pour se transformer en vérité.
Par ailleurs, les fausses informations n’essaient jamais de changer les convictions, mais plutôt de renforcer des idéologies déjà enracinées ou d’intercepter des indécis qui parcourent les réseaux sociaux à la recherche de réponses faciles à des problèmes complexes.
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X | Le post avec les photos d’Imane Khelif créées avec l’IA
Comment reconnaître les fausses photos créées avec l’intelligence artificielle
Il semble que tout ait commencé par le compte Twitter/X “MidJourney Prompts”, comme l’a signalé David Puente. Dans un post du 24 août 2024, l’utilisateur a partagé trois images de la boxeuse créées avec l’IA.
Pour le moment, un œil attentif peut reconnaître la nature artificielle de la photo. Les images publiées sur les réseaux sociaux, bien qu’à première vue elles puissent sembler réalistes, présentent des erreurs d’IA assez communes.
Visages déformés, mains maladroites, incomplètes, écrits semblant à des hiéroglyphes et détails de la physiognomie ne correspondant pas à la réalité. Comme la forme du nez ou des oreilles qui diffèrent de celles de la boxeuse algérienne. Dans une image, on voit même la boxeuse tenant un panneau avec écrit « I’m a man », dans une autre, à côté de Khelif apparaît une main d’on ne sait où, tenant une étiquette.
Si les détails ne suffisent pas, il existe également la preuve du neuf pour reconnaître les images fausses. Plusieurs logiciels gratuits ont été lancés sur le marché pour identifier une image générée par l’intelligence artificielle.
Parmi eux : Ai or not, Illuminarty, Hugging face, Foto Forensics, Forensically Beta. On peut aussi utiliser très simplement la recherche inversée d’images de Google, qui permet à l’utilisateur de télécharger une image et d’explorer son historique en ligne.
