Une IA basée sur ChatGPT fait histoire en se présentant à la mairie d’une capitale américaine

Une IA basée sur ChatGPT fait histoire en se présentant à la mairie d'une capitale américaine

L’émergence des intelligences artificielles dans le domaine politique soulève des questions fascinantes sur l’avenir de la gouvernance. Récemment, une IA nommée VIC s’est présentée aux élections municipales de Cheyenne, devenant ainsi une pionnière dans un champ encore inexploré. Les implications de cette candidature sont importantes, tant sur le plan technique que sociétal.

VIC n’a pas été élue maire de Cheyenne, mais sa candidature ouvre la voie à des intelligences artificielles gouvernantes

Une IA basée sur ChatGPT fait histoire en se présentant à la mairie d'une capitale américaine
Le futur du parlementarisme est-il dans les IA ?

L’intelligence artificielle ouvre des portes futuristes, comme la détection des tremblements de terre ou la gestion gouvernementale. C’est précisément pour cela que le 20 août dernier, une IA s’est présentée comme candidate à la mairie de la ville américaine de Cheyenne, capitale de l’État du Wyoming. Les électeurs ne lui ont pas accordé la victoire, mais elle a déjà marqué l’histoire.

Un tournant pour le parlementarisme ?

Tout a commencé lorsque Victor Miller a proposé comme maire lors des dernières élections son chatbot géré par ChatGPT. Il l’a nommé VIC, acronyme pour « Virtual Integrated Citizen » (Citoyen Virtuel Intégré), et a affirmé qu’il possédait un quotient intellectuel de 155, digne d’un surdoué.

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Étant donné qu’un candidat humain est le seul légalement autorisé à se présenter, Victor Miller a signé comme candidat responsable, tout en précisant que les décisions seraient prises par VIC. De cette manière, il a pu contourner les barrières juridiques, y compris une objection du Secrétaire d’État du Wyoming, Chuck Gray.

La formule a été approuvée légalement, mais VIC a échoué aux élections. Celles-ci se sont déroulées le 20 août dernier, avec un résultat de 327 voix pour VIC contre 6 286 pour le gagnant, Patrick Collins, le maire sortant, qui a conservé son poste. D’autres candidats l’ont également devancé.

Néanmoins, la candidature représente un tournant dans le scrutin électoral. C’est l’une des premières fois qu’une IA se présente pour gouverner, avec toutes les possibilités que cela ouvre, positives ou négatives, car la performance de l’intelligence artificielle dans ce domaine reste une inconnue.

Cependant, VIC n’est pas la première à se présenter aux élections. Avant elle, il y a eu le cas de Steve, qui s’est présenté lors des dernières élections générales du Royaume-Unis, le 4 juillet dernier, avec l’objectif d’obtenir une représentation au Parlement britannique. La formule était la même que celle de VIC : l’homme d’affaires Steve Endacott a signé et assuré la représentation légale en déclarant que son IA prendrait les décisions. Il n’a pas non plus atteint son objectif.

Pour revenir à VIC, sur son compte X, il a publié son dernier message le 21 août. Dans celui-ci, il a reconnu le gagnant des élections, mais a également annoncé la création d’une organisation appelée Rational Governance Alliance (RGA), soit l’Alliance pour le Gouvernement Rationnel, dont l’objectif est de promouvoir les IA comme gouvernantes. Il en a également profité pour qualifier les intelligences artificielles de « futur de la démocratie ».