Le mystère du réchauffement de la couronne solaire, plus chaude que la surface du Soleil, intrigue les chercheurs depuis des années. Une récente étude basée sur des données de la sonde Parker remet en question des hypothèses établies, élargissant ainsi le champ des explications possibles. Un nouvel éclairage sur ce phénomène fascinant mérite d’être exploré.
En résumé : Les scientifiques ont passé des décennies à essayer de comprendre pourquoi l’atmosphère extérieure du Soleil est beaucoup plus chaude que sa surface. Résoudre ce mystère est l’un des principaux objectifs de la sonde solaire Parker, un vaisseau spatial conçu pour s’approcher du Soleil plus près que tout autre objet fabriqué par l’homme. Les données récentes de la mission ont infirmé une théorie très répandue.
Les scientifiques ont depuis longtemps détecté du fer surchauffé et ionisé dans les rayons du Soleil. Cependant, pour chauffer cet élément à un tel degré, il faut des températures supérieures à deux millions de degrés Fahrenheit, ce qui suggère que la couronne – la haute atmosphère du Soleil – est plus de 200 fois plus chaude que les 10 000 degrés détectés à sa surface. Ce paradoxe, connu sous le nom de « problème de chauffage coronal », est un sujet central de débat dans la science solaire.
En 2018, la NASA a lancé la sonde solaire Parker pour étudier cette question et d’autres. Conçue pour résister à des rencontres extrêmement rapprochées avec le Soleil, la sonde est entrée dans l’atmosphère solaire en 2021 et transmet depuis les mesures solaires les plus précises jamais enregistrées.

La mission a confirmé que la limite de la couronne n’est pas lisse mais plutôt bosselée. L’année dernière, la sonde a également découvert de nombreux petits jets qui pourraient être la force motrice du vent solaire, de la même manière que des applaudissements individuels se combinent pour former un applaudissement sonore.
Une nouvelle étude basée sur des données récentes de la sonde Parker Solar Probe confirme l’absence de ce que les scientifiques appellent des « switchbacks » dans la couronne. Les switchbacks sont des composantes des champs magnétiques qui pourraient potentiellement dynamiser le transfert de chaleur. Les scientifiques avaient émis l’hypothèse qu’ils pourraient jouer un rôle dans le réchauffement coronal, d’autant plus que la sonde Parker a détecté des switchbacks dans le vent solaire émanant du Soleil.
L’étude, menée par l’Université du Michigan, établit que les retours en arrière ne sont pas générés au sein de la couronne, ce qui oriente probablement les scientifiques vers d’autres explications potentielles au mystère du réchauffement coronal. Une théorie suggère que les turbulences au-delà de la couronne pourraient affecter le champ magnétique. Parallèlement, certains scientifiques pensent que des explosions appelées nano-éruptions – des versions plus petites des éruptions solaires – pourraient être responsables du réchauffement coronal.
Actuellement engagée sur une orbite elliptique autour du Soleil, la sonde Parker devrait effectuer une nouvelle approche rapprochée pour collecter des données plus précieuses le 24 décembre.
