Neuralink a implanté une puce cérébrale au deuxième patient : comment s’est déroulée l’opération

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La récente intervention de Neuralink marque une avancée significative dans le développement de dispositifs permettant de restaurer des fonctions motrices chez les personnes paralysées. Les détails du processus et les ambitions d’Elon Musk révèlent des perspectives fascinantes pour l’interface neurale, avec des implications potentielles pour l’avenir des technologies médicales.

La société d’Elon Musk a réalisé sa deuxième opération. L’objectif est d’améliorer la procédure chirurgicale et de modifier le positionnement du dispositif pour éviter les problèmes survenus lors du premier test.

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« Je ne veux pas porter malheur, mais il semblerait que tout se soit très bien passé avec le second implant de Neuralink », a annoncé Elon Musk lors du podcast de Lex Fridman. « Il y a le signal, de nombreux électrodes, tout fonctionne très bien ». L’opération avait été annoncée début juillet, l’objectif, avait expliqué la société, « est d’améliorer la procédure chirurgicale et de modifier le positionnement du dispositif » pour éviter les problèmes rencontrés lors du premier test.

Le premier patient, Noland Arbaugh, a effectivement rencontré des problèmes. Suite à l’opération, certains fils ont cessé de fonctionner correctement et Arbaugh a perdu le contrôle sur le curseur. Comme l’a souligné Neuralink, « nous sommes encore en phase d’essai ». La société teste le dispositif, qui est destiné à aider les personnes ayant des lésions de la moelle épinière. L’objectif est de « créer une interface neuronale pour restaurer l’autonomie de ceux qui ont aujourd’hui des besoins médicaux insatisfaits ».

Comment fonctionne la Télépathie

La Télépathie permet de contrôler des dispositifs externes, par exemple un ordinateur ou un membre robotique, par la pensée. Le dispositif repose en effet sur l’interface cerveau-ordinateur (BCI), l’interface qui permet une communication entre l’activité cérébrale et tout autre dispositif externe.

Neuralink se prépare à la seconde opération : ils vont implanter une puce dans le cerveau d’un autre patient

« Le dispositif Neuralink ressemble un peu à un Fitbit ou une Apple Watch avec de petits fils ou électrodes. La puce Neuralink est conçue pour aider les personnes en situation de handicap », a expliqué Musk, mais l’objectif à long terme est de développer un dispositif capable de “débloquer le potentiel humain” en améliorant les capacités physiques et mentales jusqu’à atteindre une “simbiose avec l’intelligence artificielle”.

Le cas Noland Arbaugh

Noland Arbaugh a été opéré en janvier 2024. « Cela fait presque six mois que j’ai reçu l’implant de Télépathie et pour l’instant tout va bien », a raconté Noland à Netcost-security.fr. Et ensuite : « Je sens que j’ai réalisé plus ces six derniers mois que durant les trente années précédentes« . Arbaugh a 29 ans et est resté paralysé des épaules vers le bas après un accident en plongée. Le dispositif lui a permis de jouer à des jeux vidéo, de naviguer sur Internet, de publier sur les réseaux sociaux et de déplacer un curseur sur son ordinateur portable.

Neuralink travaille sur cette puce depuis 2016, et en décembre 2022, les premières expérimentations humaines ont été annoncées. La liste d’attente pour impliquer plus de 20 000 personnes dans l’expérimentation (d’ici 2030) a été ouverte en septembre 2023 afin de trouver les premiers 11 patients et de vérifier la sécurité et l’efficacité de la puce.

Les problèmes après la première intervention

Après l’intervention, Arbaugh a rapporté : “Ce n’est pas parfait, je dirais que nous avons rencontré quelques problèmes. Je ne veux pas que les personnes pensent que c’est la fin du chemin, il reste encore beaucoup de travail à faire, mais cela a déjà changé ma vie ». Quelques semaines après l’opération, l’implant a commencé à mal fonctionner.

Neuralink a expliqué dans un post de blog que les fils se sont rétractés, réduisant le nombre de bits par seconde. Arbaugh a effectivement perdu en rapidité et en précision sur le contrôle du curseur. « Nous pensons que les dysfonctionnements peuvent être résolus en insérant les fils qui se sont détachés du cerveau plus en profondeur. » L’objectif de la seconde opération est donc d’améliorer la procédure chirurgicale et de modifier le positionnement du dispositif pour éviter les problèmes rencontrés lors du premier test.