Il existe déjà plusieurs coachs de santé basés sur l’intelligence artificielle, l’objectif de Thrive AI Health est de renforcer les chatbots traditionnels et de lutter contre les inégalités croissantes en matière de santé. Cependant, l’expérience n’est pas sans risques.

À San Francisco, presque tout le monde porte une bague Oura pour mesurer l’oxygène dans le sang, dort sur un matelas Eight Sleep pour surveiller le sommeil et se pèse sur des balances intelligentes pour une analyse précise de la composition corporelle. L’obsession pour les données est directement proportionnelle aux attentes de vie, et ainsi la technologie devient un outil capable d’ optimiser nos corps. Il n’est donc pas surprenant que Sam Altman, fondateur de OpenAI, et Arianna Huffington, PDG de Thrive Global, ont décidé d’investir dans le secteur en lançant Thrive AI Health.
Un coach de santé a été formé sur « les meilleures études examinées par des pairs » ainsi que sur les « données biométriques personnelles, de laboratoire et autres données médicales que vous avez choisi de partager avec lui », ont expliqué Altman et Huffington dans le magazine Time. L’objectif de Thrive AI Health est d’encourager de petits changements dans cinq domaines clés de la vie : sommeil, alimentation, fitness, gestion du stress et relations sociales. Il peut par exemple suggérer une promenade de 10 minutes, surveiller les maladies cardiaques et guider les utilisateurs vers un mode de vie plus sain.
« L’intelligence artificielle accélère déjà considérablement le taux de progrès scientifique en médecine, offrant des innovations dans le développement de médicaments, les diagnostics et augmentant le taux de progrès scientifique sur des maladies comme le cancer », lit-on dans l’article. « Thrive AI Health vise à élargir et démocratiser également les avantages vitaux en améliorant les habitudes quotidiennes et en luttant contre les inégalités sanitaires croissantes ».
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Comment fonctionnent les coachs de santé
Il existe déjà plusieurs coachs de santé basés sur l’intelligence artificielle, comme Fitbit ou Whoop, pour fournir aux utilisateurs plus d’informations sur leurs mesures de santé. L’objectif de Thrive AI Health est de renforcer les chatbots traditionnels, « il peut rendre possible l’utilisation des données personnelles des utilisateurs à leur avantage, en nous aidant tous à prendre de meilleures décisions et à mener une vie plus saine« .
L’entreprise a choisi comme PDG DeCarlos Love, ancien cadre de Google qui a déjà travaillé avec Fitbit. Elle a également noué des partenariats de recherche avec des institutions académiques et des centres médicaux, parmi lesquels Stanford Medicine, le Rockefeller Neuroscience Institute à l’Université de Virginie-Occidentale et l’École de Médecine Alice L. Walton.
L’intelligence artificielle va-t-elle nous faire vivre mieux?
« L’intelligence artificielle accélère déjà considérablement le taux de progrès scientifique en médecine, offrant des innovations dans le développement de médicaments, les diagnostics et augmentant le taux de progrès scientifique sur des maladies comme le cancer », ont-ils expliqué. C’est vrai, c’est une ressource. Par exemple, grâce à l’IA, les scientifiques ont réussi à trouver un nouvel antibiotique (expérimental) capable de tuer la bactérie Acinetobacter baumannii, classée comme une « menace critique » pour la santé publique.
Au centre hospitalier de Trieste, « le simulateur de patient le plus avancé au monde » a été présenté, une opportunité d’améliorer la formation des professionnels de la santé. Un outil a également été développé pour détecter le cancer du sein en se basant sur les images de mammographie. « Thrive AI Health peut rendre possible l’utilisation des données personnelles des utilisateurs à leur avantage, en nous aidant tous à prendre de meilleures décisions et à mener une vie plus saine ».
Les risques du projet
La promesse est d’allonger notre vie, mais pour cela, les données sont nécessaires. des informations sensibles, notamment sur les habitudes et l’état de santé, est toujours risqué. Une faille dans le système pourrait entraîner la fuite de diagnostics, d’analyses, de communiqués. De plus, les chatbots ne sont pas encore fiables et pourraient fournir des informations incorrectes ou dangereuses pour les utilisateurs. Les médecins ont déjà souligné qu’il sera nécessaire d’avoir toujours une surveillance humaine.
L’IA doit être traitée comme un outil à intégrer pour accélérer le travail et ouvrir de nouvelles frontières pour les découvertes scientifiques. Pour Altman et Huffington, le défi sera de créer la confiance pour un produit qui gère certaines de nos informations les plus confidentielles, tout en explorant les limites du pouvoir de l’intelligence artificielle.
