Que se passe-t-il avec la tour Garisenda, la tour de Bologne en danger de chute : « Indicateurs hors normes »

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La Tour de Garisenda est l’une des 24 tours de Bologne. Elle mesure 48 mètres de hauteur et a maintenant une inclinaison qui la rend similaire à la Tour de Pise. La municipalité de Bologne a entrepris des mesures pour la sécuriser.

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Parmi les nombreux noms qui ont été attribués à Bologne au fil du temps, il y en a un qui est « la ville aux 100 tours ». Le véritable nombre de tours présentes à Bologne par le passé n’est pas clair du tout. Certaines estimations atteignent même 300. Ce que nous savons avec une relative certitude, c’est le nombre de tours actuellement présentes : il s’élève à 24. Et il y a maintenant un risque que ce nombre diminue encore.

La Tour de Garisenda est située en centre-ville, sur la place de la porte Ravegnana. Elle mesure 48 mètres de hauteur et penche nettement. « La pente est de 3,4 mètres », explique Gianpaolo Rosati, professeur au département de génie civil et environnemental du Politecnico de Milan, à Netcost-security.fr. La pente, dans le jargon du bâtiment, indique l’avancée d’un bâtiment par communiqué à sa verticale. « L’effet est le même que celui de la Tour de Pise ».

Avant tout, il est bon de rappeler que la tour a été construite entre le XIe et le XIIe siècle. Nous parlons d’un bâtiment qui a au moins 900 ans. Cela montre déjà qu’il nécessite une attention constante. Il faut également tenir compte des techniques de construction de l’époque. Et c’est là un problème qui concerne plusieurs structures en Italie. La Garisenda a également été réduite au cours de son histoire.

Elle avait une hauteur initiale de 60 mètres. Au XIVe siècle, elle a été réduite à 48 mètres car des signes d’instabilité étaient déjà visibles.

Comment les bâtiments étaient-ils construits à l’époque ? Toutes les structures, en particulier les plus audacieuses, étaient construites par expérience. Des essais, des échecs et des reconstructions étaient réalisés.

La municipalité de Bologne a lancé un projet pour assurer la sécurité de la tour. Pourquoi maintenant ? Rien ne s’est passé soudainement, bien au contraire. L’effet de dégradation qui se produit à la base de la tour est bien connu. La base est constituée de pierres de sélénite qui ont montré divers signes de détérioration au fil du temps. Elles n’ont plus la résistance qu’elles avaient autrefois.

En cas d’effondrement, il s’agit d’un événement soudain. Pouvez-vous prévoir quand l’effondrement aura lieu avec les données que nous avons maintenant ? Non, ce n’est pas facile à prévoir. Le motif de l’intervention est probablement que certains indicateurs dépassent les limites de sécurité. La prudence est essentielle dans ces structures. Ce que nous pouvons dire, c’est qu’il y a une activité continue de surveillance de plusieurs paramètres, de la mesure de la pente à la cohérence de la roche.

Quelles options existent pour sauver la Garisenda ? Il y en a plusieurs. En pensant à long terme, il est possible de construire également un exosquelette qui soutiendrait la tour. Il s’agirait d’une structure ajourée, une fois la tour construite, elle serait toujours visible.