Pourquoi l’Antitrust a ouvert une enquête sur Booking.com

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L’Autorité de la concurrence a ouvert une enquête sur Booking.com. L’accusation est celle d’avoir appliqué des politiques qui réduiraient la possibilité de choix des clients. Pour l’instant, Booking.com a répondu par une note formelle : « Nous coopérons pleinement avec la Guardia di Finanza ».

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Le sujet est toujours le même. Une plateforme unique peut-elle occuper tout l’espace du marché dans un secteur? L’Autorité de la concurrence et du marché (ci-après l’Autorité de la concurrence) a ouvert une enquête sur Booking.com, le portail dédié à la réservation d’hôtels. L’Autorité de la concurrence veut enquêter sur un « prétendu abus de position dominante ».

Plus précisément, l’accusation de l’Autorité de la concurrence concerne le Programme Partenaire Préféré, un programme d’affiliation par lequel Booking.com offre des avantages en termes de visibilité aux établissements en échange de certaines conditions. Pour obtenir une meilleure position sur la plateforme, les établissements auraient accepté des commissions plus élevées et l’affichage de prix plus compétitifs sur le marché.

Le problème de la concurrence

Nous l’avons également constaté dans de nombreux autres cas. Le dernier en date est celui de l’iPhone. Hier seulement, le Département de la justice des États-Unis a accusé Apple d’étouffer la concurrence sur le marché des smartphones. En bref, lorsque qu’une plateforme acquiert un pouvoir proche d’un monopole, les règles qu’elle impose risquent de bloquer dans l’œuf toute forme de concurrence. Le dommage, en fin de compte, est supporté par le consommateur qui perd la possibilité de bénéficier de meilleurs services issus d’un marché libre.

Dans la note accompagnant la nouvelle, l’Autorité de la concurrence indique : « Cette stratégie semble capable de contrecarrer la mise en place d’une concurrence effective sur le marché […] au détriment d’autres acteurs avec des effets négatifs sur les établissements d’accueil et, en fin de compte, sur les consommateurs en termes de prix plus élevés et de choix réduits dans les services d’intermédiation et de réservation en ligne ».

La réponse de Booking

Jusqu’à présent, Booking.com n’a publié qu’une réponse officielle très formelle : « Nous pouvons confirmer que nous collaborons pleinement avec la Guardia di Finanza et l’Autorité de la concurrence et du marché, qui ont effectué des inspections dans nos bureaux en Italie hier ».