Le Japon détient la clé contre la pollution spatiale : lancer des satellites en bois

Le Japon a la clé contre la pollution spatiale : lancement de satellites en bois

La pollution spatiale augmente constamment, il est donc nécessaire de trouver une alternative

Le Japon a la clé contre la pollution spatiale : lancement de satellites en bois
Le Japon a une alternative très claire : des satellites plus écologiques

La pollution n’est pas exclusive à notre planète. Partout où l’homme va, il laisse une trace indélébile de sa présence. Nous avons pollué des habitats qui ne sont traditionnellement pas les nôtres et nous avons essayé de trouver des solutions adaptées. Cependant, il y a des milieux où il est plus difficile de maintenir le contrôle en raison de leurs caractéristiques propres. Un bon exemple en est l’espace, rempli de déchets des nombreux lancements que nous avons effectués au fil des ans et qui augmentent chaque année car il est de plus en plus important pour les entreprises privées d’avoir une place en orbite autour de notre planète.

Alors que nous avons créé des robots pour nettoyer la surface afin de lutter contre la pollution marine, des projets tels que le lancement de satellites Starlink rendent très difficile pour nous de trouver des moyens efficaces d’éviter les débris spatiaux lorsque ces milliers de satellites cesseront de fonctionner et resteront en orbite autour de notre planète.

C’est pourquoi, comme le rapporte le Smithsonian Magazine, une équipe de scientifiques de l’Agence spatiale japonaise (JAXA) en collaboration avec leurs homologues de la NASA ont eu une idée très intéressante : créer un satellite en bois.

Le bois survit étonnamment bien dans l’espace

Les équipes internationales de la JAXA et de la NASA travaillent sur un projet assez novateur qui pourrait marquer un tournant dans l’industrie des satellites : le lancement du premier satellite en bois à l’été 2024. Ce projet est extrêmement intéressant et ouvre de nouvelles perspectives qui n’ont pas été explorées jusqu’à présent.

Connue sous le nom de LignoStella Space Wood, cette initiative est la réponse de la communauté scientifique à un problème croissant dans l’orbite terrestre : l’accumulation de débris spatiaux. Avec plus de 100 billions de morceaux non suivis d’anciens satellites flottant dans l’espace, la sécurité des satellites opérationnels et des futurs voyages spatiaux est en danger. Le problème est tel qu’il existe déjà des œuvres de science-fiction explorant ce sujet, comme le cas du très divertissant « Planetes ».

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Le projet LignoStella a initialement évalué la faisabilité de trois types de bois – le bouleau, le cerisier japonais et le magnolia – dans l’environnement spatial en les envoyant à la Station spatiale internationale. Il s’agit de variétés assez robustes, le cerisier japonais étant assez courant dans son lieu d’origine et faisant partie de la tradition millénaire du pays. Après 290 jours en orbite, les échantillons de bois n’ont montré aucun signe de décomposition ni de dommage, ce qui laisse penser qu’ils pourraient résister assez bien dans l’espace.

Cependant, la caractéristique la plus nécessaire et viable de ce matériau est sa capacité à se décomposer complètement en réentrant dans l’atmosphère terrestre. Contrairement aux satellites conventionnels qui peuvent devenir des débris dangereux, les satellites en bois se consumeraient complètement, éliminant ainsi le risque de pollution spatiale et ne laissant aucun déchet ni substance nocive. Il est intéressant de noter que le risque de satellites tombant sur des personnes a été multiplié au fil des ans. De plus, dans dix ans, ce sera un risque réel.

En résumé :

  • Une équipe de scientifiques japonais et américains prévoit de lancer le premier satellite artificiel en bois à l’été 2024.
  • Il existe plus de 100 billions (oui, avec un b) de pièces non suivies d’anciens satellites en orbite.
  • Cela pourrait être désastreux pour la sécurité des autres satellites et des voyages spatiaux, mais il existe un moyen de l’éviter.
  • Ainsi, l’idée du projet LignoStella Space Wood émerge, qui vise à tester la durabilité de trois types de bois dans l’espace.
  • Il s’agit de variétés de bouleau, de cerisier japonais et de magnolia.
  • Après 290 jours à la Station spatiale internationale, les échantillons de bois n’ont montré aucune décomposition ni dommage.
  • Le bois se consume complètement lors de la réentrée dans l’atmosphère, il serait donc entièrement dégradable et ne générerait pas de débris ni de substances nocives.