Créer le « Google Maps » de la pollution : le nouveau projet ambitieux impulsé par l’IA

Créer Le Google Maps De La Pollution Le Nouveau Projet Ambitieux Impulsé Par Ia

L’IA cherchera à cartographier et prédire les endroits les plus pollués du monde

Créer Le Google Maps De La Pollution Le Nouveau Projet Ambitieux Impulsé Par Ia
Il s’agit d’un pari très intéressant pour lutter contre le changement climatique

Au cours des deux cents dernières années, l’humanité a pollué bien plus que ce qu’elle n’avait fait depuis qu’elle existe en tant qu’espèce dans son ensemble. Bien qu’il soit vrai qu’à d’autres époques il y avait aussi certains niveaux de pollution, la réalité est que nous atteignons actuellement des points assez préoccupants en raison du niveau de développement de l’industrie. Maintenant, un satellite veut « retracer les traces de méthane » que l’on peut trouver sur notre planète dans le but de créer une « carte mondiale de la pollution » et de tenter de déterminer quelles sont les zones les plus touchées de la planète.

Le méthane, ainsi que la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone, sont « les principales sources de pollution au monde ». C’est pourquoi le satellite, connu sous le nom de MethaneSat, se chargera de « le retracer en profondeur pour mieux comprendre sa situation ».

MethaneSat, un pari sur l’avenir

Google et le Fonds de défense environnementale (EDF) ont annoncé le lancement du projet MethaneSAT. Il s’agit d’un nouveau satellite équipé d’intelligence artificielle qui vise à suivre les émissions dangereuses de méthane, un gaz à effet de serre directement lié à 30 % des problèmes climatiques « auxquels notre planète doit faire face » et, par extension, nous-mêmes.

Le méthane est vraiment problématique car il est « très difficile à suivre ». En plus d’être invisible à nos yeux, il l’est également pour de nombreux de nos appareils de mesure, tels que les capteurs d’ondes infrarouges. Alors que le CO2 est visible par les ondes infrarouges et peut même être transformé en fibres organiques, le méthane est beaucoup plus furtif.

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Pour y parvenir, un nouveau logiciel algorithmique a été développé « en collaboration avec des chercheurs du Smithsonian et de Harvard ». Ce système d’IA est conçu pour calculer les émissions de méthane dans des emplacements spécifiques et effectuer un suivi ultérieur de ces émissions.

Avec la capacité de tourner autour de la Terre 15 fois par jour, MethaneSAT aura la capacité de suivre le méthane « comme jamais auparavant jusqu’à présent ».

De plus, le projet comprend la compilation d’une carte mondiale des infrastructures pétrolières et gazières. Cette carte permettra d’« identifier avec précision les points les plus polluants », fournissant un outil crucial pour orienter les efforts de réduction de ces gaz dans les zones critiques.

À la fin de l’année, les données collectées par MethaneSAT seront partagées publiquement et intégrées dans Google Earth Engine. Ce système open source utilisé pour « suivre le changement climatique et l’étudier » est utilisé par de nombreuses applications qui mesurent la qualité de l’air.

Le lancement de MethaneSAT est prévu pour début mars, à bord d’une fusée Falcon 9 de SpaceX. En tout cas, bien que le projet soit assez ambitieux, il n’est qu’un moyen de suivi. Il appartient aux autres initiatives de le réduire, comme celles qui préconisent l’utilisation de matériaux de construction différents ou de nouvelles méthodes de production d’hydrogène vert.

Pour résumer:

  • Le méthane est directement lié à 30 % des problèmes causés par le changement climatique sur Terre. Cependant, étant invisible pour l’œil humain et certains capteurs à ondes infrarouges, il est impossible à suivre.
  • Google et le Fonds de défense environnementale se sont associés pour créer MethaneSAT, un projet de satellite amélioré avec IA pour suivre les émissions dangereuses de méthane.
  • Un nouveau logiciel algorithmique a été développé en collaboration avec des chercheurs du Smithsonian et de Harvard pour créer un système d’IA capable de calculer les émissions de méthane dans des emplacements spécifiques et de les suivre ultérieurement.
  • Il orbite autour de la Terre 15 fois par jour.
  • De plus, une compilation d’une carte mondiale des infrastructures pétrolières et gazières sera réalisée pour identifier les points les plus polluants.
  • À la fin de l’année, MethaneSAT partagera ces informations et elles seront collectées dans Google Earth Engine.
  • Il sera lancé à bord d’une fusée Falcon 9 de SpaceX début mars.