Pourquoi cela compte: La piraterie est un problème particulièrement grave sur le marché du streaming en Italie, et le gouvernement d’extrême droite de Rome dirigé par le parti post-fasciste Fratelli d’Italia est clairement intéressé par une solution. Une nouvelle loi pourrait en effet changer les choses pour le pire, du moins pour les entreprises de streaming illégal.
Il existe une nouvelle loi contre la piraterie en Italie, qui offre à l’autorité de régulation et de concurrence pour les communications des outils potentiellement très efficaces pour perturber le commerce illégal d’IPTV. La loi a été récemment adoptée par le parlement italien sans encombre, et l’Autorité des garanties de communication (AGCOM) a maintenant approuvé les règles mettant en évidence ses nouveaux pouvoirs.
La délibération de l’AGCOM (680/13/CONS) est le « livre de règles » principal de l’agence en ce qui concerne le droit d’auteur en ligne. Les modifications approuvées par les deux chambres du parlement italien concernent la lutte contre les offres d’IPTV non autorisées d’événements sportifs en direct. Les deux marchés (piraterie en ligne et événements sportifs) jouissent d’une grande popularité parmi les internautes italiens, de sorte que la loi récemment approuvée est susceptible d’avoir un effet réel sur le commerce de la piraterie IPTV.
Comme le souligne le communiqué de presse de l’AGCOM, les amendements à la loi anti-piraterie confèrent à l’agence le pouvoir de prononcer des « injonctions dynamiques » contre les services d’IPTV pirates, bloquant l’accès des utilisateurs aux diffusions en direct illégales dans les 30 premières minutes de l’événement. L’AGCOM peut désormais bloquer la résolution DNS des noms de domaine et le routage du trafic des adresses IP qui sont « sans ambiguïté » identifiées comme appartenant à des activités illégales.

Les nouvelles mesures, conformes aux dernières recommandations de l’Union européenne sur les injonctions dynamiques, entreront en vigueur le 8 août 2023. L’AGCOM déclare que la loi donnera désormais à l’agence des pouvoirs sur les flux pirates liés aux sports et non liés aux sports, car les fournisseurs d’accès Internet seront tenus de répondre rapidement à ses demandes de blocage.
De plus, après avoir bloqué les services de streaming, les FAI devront envoyer un communiqué au bureau du procureur de la Cour de Rome. Le communiqué devrait inclure des détails sur les activités menées pour répondre aux demandes de l’AGCOM, ainsi que « toutes les données existantes » pouvant être utiles pour retracer et identifier les fournisseurs de services pirates.
Si un fournisseur d’accès Internet ne se conforme pas aux ordres de l’ACCOM, l’entreprise sera sanctionnée par une amende administrative de 10 620 € à 265 000 €. Les personnes impliquées dans des services de streaming illégaux pourraient être condamnées à une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, ainsi qu’à une amende pouvant atteindre 15 000 €.
Les utilisateurs de services IPTV pirates pourraient également risquer d’être identifiés, car la loi prévoit une amende pouvant atteindre 5 000 € pour les spectateurs. Selon les estimations récentes, environ 25% des utilisateurs adultes italiens consomment des diffusions IPTV pirates chaque année, de sorte que les nouveaux pouvoirs de l’AGCOM pourraient avoir des effets intéressants dans les mois et les années à venir.
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