La police de New York envisage d’utiliser des drones pour diffuser des alertes météorologiques

New York City police plan to utilize UAVs for broadcasting weather alerts

Que s’est-il passé ? La police de New York s’appuie de plus en plus sur les technologies de pointe pour améliorer la sécurité des habitants dans les situations d’urgence. Le service a récemment testé un nouveau système de diffusion par drone, mais les experts et les organisations de nuit débattent déjà de son utilité.

Après des semaines de pluies persistantes et de conditions météorologiques extrêmes à New York, la police locale a enfin eu l’occasion de mettre à l’épreuve son nouveau système de diffusion d’informations d’urgence. Le département a annoncé le procès sur Twitter, révélant le déploiement de « capacités de messagerie publique pilotées à distance » non divulguées dans le Queens.

Les nouveaux « drones audio » de la police de New York diffusent des messages dans les zones où des phénomènes météorologiques dangereux sont attendus, alertant les New-Yorkais sur la possibilité d’inondations et les exhortant à rester à l’intérieur ou à se mettre à l’abri.

Les urgences météorologiques et autres catastrophes naturelles sont susceptibles de perturber les infrastructures essentielles, a déclaré la police de New York. Les drones ne seront déployés qu’en cas de panne d’électricité ou de télécommunication.

Un porte-parole de la police de New York n’a pas communiqué les résultats de l’essai des drones, bien que la ville connaisse encore une quantité « remarquable » de précipitations et d’inondations potentielles.

La police de New York a d’abord évité d’utiliser le mot « drone », car l’utilisation de drones « bavards » pourrait constituer une violation de la loi POST (Public Oversight of Surveillance Technology). La loi POST exige que la police de New York publie les politiques d’impact et d’utilisation des technologies de surveillance, sollicite les commentaires du public et attende 90 jours avant de les déployer.

La police de New York pourrait contourner les exigences strictes de la loi POST en classant la nouvelle technologie comme une « amélioration » des dispositifs fonctionnant déjà dans le cadre des politiques existantes, telles que les « caméras de surveillance » et les « systèmes aériens sans driver ». Le service de police possède déjà une petite flotte de drones télécommandés (et de robots-chiens dystopiques), mais leur capacité à communiquer verbalement n’a pas été activée.

Au-delà des préoccupations politiques, le projet d’utiliser des drones pour diffuser des messages d’urgence est accueilli avec scepticisme. Albert Fox Cahn, directeur exécutif du Surveillance Technology Oversight Project, a exprimé des doutes, notant que la police de New York aurait besoin de « milliers » de drones pour couvrir efficacement l’ensemble de la ville. Le service dispose déjà de nombreuses méthodes alternatives pour émettre des avertissements, notamment des notifications push d’urgence pour les téléphones portables. Selon M. Cahn, les drones sont un moyen inefficace d’alerter les New-Yorkais et servent principalement à créer un malaise.


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