L’test de la rédaction : L’accord entre Sony et Microsoft est probablement le meilleur scénario possible dans les circonstances actuelles, mais il n’est pas infaillible. Même avec une approche multiplateforme, il existe des moyens de faire du favoritisme et de rendre des jeux comme CoD plus attrayants sur certaines plateformes. Par le passé, par exemple, nous avons vu des packs DLC majeurs de CoD être lancés sur les plateformes préférées jusqu’à un mois plus tôt. Microsoft pourrait également modifier la répartition des revenus sur les ventes afin de mettre Sony sur un pied d’égalité.
L’offre de rachat d’Activision par Microsoft, d’un montant de 69 milliards de dollars, était en passe de devenir la plus importante acquisition de l’entreprise à ce jour lorsqu’elle a été annoncée pour la première fois en janvier 2022. Presque immédiatement, la crainte s’est répandue dans la communauté que Microsoft ne rende les futurs jeux de franchises populaires comme Call of Duty exclusifs à ses propres plateformes. Dans ce scénario, les fans inconditionnels de CoD pourraient abandonner la PlayStation et passer à la Xbox ou au PC pour leur dose de jeu, ce qui serait problématique pour Sony.
Nous avons le plaisir d’annoncer que Microsoft et @PlayStation ont signé un accord contraignant pour que Call of Duty reste sur PlayStation suite à l’acquisition d’Activision Blizzard. Nous attendons avec impatience un avenir où les joueurs auront globalement plus de choix pour jouer à leurs jeux préférés.
– Phil Spencer (@XboxP3) 16 juillet 2023
L’acquisition a suscité pendant des mois des réactions négatives de la part des autorités de régulation en raison de problèmes de concurrence. Microsoft a insisté sur le fait qu’il prévoyait d’étendre la franchise à un plus grand nombre de plates-formes que celles sur lesquelles elle est disponible aujourd’hui.
Redmond a même conclu des accords de distribution de Call of Duty avec NVIDIA, Nintendo et Boosteroid pour tenter de convaincre les autorités de régulation qu’elle ne souhaitait pas faire de la franchise une exclusivité de plate-forme après l’acquisition. Microsoft a également fait savoir à cette époque qu’elle n’était pas intéressée par Activision si Call of Duty ne faisait pas partie de l’offre.
Après une récente victoire contre la FTC devant un tribunal fédéral et l’arrivée des régulateurs britanniques à la table des négociations, l’affaire semble pratiquement réglée. Toutes les autres options ayant été épuisées, Sony n’a eu d’autre choix que d’accepter l’accord de 10 ans de Microsoft pour s’assurer que Call of Duty ne quittera pas la PlayStation de sitôt.
Le prochain jeu du célèbre jeu de tir à la première personne, suite directe de Call of Duty : Modern Warfare II, sorti l’année dernière, est attendu en novembre.
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